A PROPOS DE CE BLOG

MON PREMIER TRIATHLON 70.3

MON PREMIER MARATHON

    TRAINING TRIATHLON VELO

    Le Mont Ventoux en vélo

    Tu le sais lecteur, le vélo et moi, c’est un peu “je t’aime moi non plus“. Malgré des copains très persévérants dans leur coaching, je réussis à mieux survivre au plat, en tenant des vitesses de 30km/h qui me semblaient impossibles il y a quelques années mais la montée, aie aie aie, c’est toujours pas ça. Même la montée de la Porte de Versailles sur les Maréchaux me semble longue et dure, c’est te dire.

    Du coup, je voulais monter le Ventoux. Bien sûr.

    Genre le col le plus dur avec 1600m de dénivelé sur 21km de montée non-stop. Le truc que tu es pas censé faire à moins de 3000 bornes d’entraînement. Et peut être pas non plus en tout premier col.

    Donc on s’est organisé tant bien que mal avec l’Homme pour virer les kids en stage de survie, et partir avec les copains en week-end “picole et côte”.

    La météo annonçait un petit 40 degrés à Carpentras, zone la plus chaude de la France caniculaire, ça m’a quand même mis un petit doute (“tiens, si on avait chaud ?”) mais pas les copains. Nous voilà du coup un samedi matin avec nos vélos dans des housses et d’énormes sacs à dos dans un TGV direction Avignon. De là, nous avons remonté nos vélos (les garçons m’on remonté le mien… je sais, je sais) et pris un TER pour Carpentras.

    Le trajet Carpentras-Modène où nous étions a été plutôt folklo, par plus de 30 degrés, un sac de 20 kilos sur les épaules et 115m de dénivelé sur 10km quand même. Ca donnait le ton du week-end nickel.

    Le Ventoux, tu peux le monter par 3 côtés: le plus mythique est Bédoin, avec une pente à 10% ou plus, continue pendant 21km. La seconde est Malaucène, apparemment des murs plus hard par endroits mais plus de zones moins pentues (6-7%) pour se reposer si besoin. Enfin la troisième est Sault, 25 kilomètres quand même beaucoup plus cool sur le papier, même si les derniers rejoignent Bédoin et sont donc assez chauds.

    Après d’âpres négociations et discussions, nous avions décidé de le monter par Malaucène le jour 1: compromis entre Bédoin qui me faisait peur, et Sault qui nous faisait une sortie de quasi 100 bornes.

    Avant de partir, j’avais fait changer la cassette standard de mon vélo pour mettre 32 dents à l’arrière au lieu de 28 et pouvoir mouliner plus. Je ne regrette pas du tout cette décision, merci à ceux qui me l’ont conseillé.

    Le jour J, réveil à 5h pour un réveil à 6h pétantes.

    Encore tout ensommeillés (on s’est fait une soirée poker la veille, il fait très chaud et j’ai quasi pas dormi…) on se met en route vers Malaucène. 10km environ. En montée, et très vite sous un bel orage de pluie glacée avec de chouettes éclats de tonnerre qui résonnent bien dans la montagne. On avait regardé la météo qui prévoyait des orages mais plus tard, et petit à petit l’orage s’est décalé et était censé durer toute la matinée.

    Posés dans un café à Malaucène avec un petit déjeuner, on était près à rentrer chez nous, super déçus. Mais pas question de monter sous l’orage et de se mettre en danger.

    Et puis 30mn plus tard, l’orage est passé et nous avons pu nous remettre en route.

    Les 5 premiers kilomètres passent plutôt bien. Mon ami Sam se met à ma hauteur quand l’Homme et Vlad partent en éclaireurs. Je suis tout à gauche sur les vitesses dès le début mais ça passe. L’effort est constant mais tenable. Première pause au bout de 5km pour manger (plus dur de se ravitailler dans le dur) et souffler un peu.

    le mont ventoux

    chaque borne compte

    Les 5 kilomètres suivants sont aussi plutôt cools avec deux trois passages plus pentus mais rien d’ingérable. Mes potes font les cons, descendent, montent, il n’y a pas grand monde comme on est partis tôt, ni voiture, ni cycliste, c’est ultra agréable. Le fond de l’air reste respirable grâce à l’orage qui vient de passer. Ca sent bon et je profite à fond.

    Ca se corse après le km 10 où tu rentres dans le dur pour 3-4 bornes sur du 12% parfois 13 voire 14 sur de petites sections.

    Je commence à pressentir la difficulté mais on est là pour ça alors zou. Sans te mentir, les 10 derniers kilomètres ne seront pas simples pour moi. On s’st arrêtés deux- trois fois de plus et j’ai râlé sur les 5 derniers non-stop sur le mode “j’y arriverai jamais”.

    Heureusement que j’étais accompagnée parce que j’ai trouvé ça dur sur le moment, chaque coup de pédale était un gros effort et Dieu sait qu’il y en a eu.

    le mont ventoux

    Mais nous y sommes tous arrivés, et après un Coca mérité, le plus drôle était à venir: la descente.
    S’il y a UNE chose dans laquelle je suis pas trop mauvaise en vélo, c’est bien la descente. Mon vélo roule bien, je suis bien petite et dense, et je n’ai jamais eu peur, du coup, c’est vraiment LE moment où je peux reprendre des mecs sur les courses ou pendant les rides. Nous sommes descendus par Bédoin et, comme je connais mon côté un peu casse-cou avec une moindre maitrise (oups), je me suis forcée à rester derrière mon copain plus prudent, pas le fou qui faisait du 70 km/h. Mais quel plaisir…

    Le lendemain, j’avoue que j’avais plus envie de loser dans la piscine de notre super maison avec ma copine de passage que de remettre ça. Les garçons y sont allés à leur rythme du coup: 1h35 et1H45 vs 3h04 sans pauses la veille, et par Bédoin. OK OK, j’ai dû un chouille les ralentir le jour 1 :-)

    Bédoin

    Voilà, mon premier col est passé, maintenant évidemment je ne peux m’empêcher de penser à l’Isoard, à l’Alpe D’Huez, à tous ces autres cols que je pourrai faire un jour et aussi à Bédoin. Parce que si, si, je reviendrai le faire, c’est promis. Et peut être que d’ici là, ma moyenne horaire aura un brin augmenté.

    C’est donc la fin de ma saison et de mes objectifs, temps maintenant de me caler les prochains. Toi tu as quoi en vue ?

  • swim-run
    TRAINING

    Foulée avant-pied, le bilan un an après.

    Comme tu le sais sans doute lecteur, j’ai commencé ma transition vers une foulée medio-pied (d’aucuns disent “avant pied”, ne chipotons pas sur les mots)  il y a tout juste un…

  • marseille-cassis
    COURSES

    Mon premier Marseille-Cassis

    Alors oui, je sais, je donne plus signe de vie sur Instagram qu’ici. Il est vrai que pas facile souvent de tout concilier. Et puis, après Berlin, je suis entrée dans…

  • club de triathlon
    TRAINING TRIATHLON

    Nouveau club pour une nouvelle vie

    Début septembre 2013, je participais à ma première séance de course à pied au Paris Université Club.  L’histoire de cette inscription est là et là. A cette séance, en plus du coach Thomas, il…

  • marathon de berlin
    COURSES

    Compte-rendu du Marathon de Berlin 2018

    Dimanche dernier, je m’apprêtais à prendre le départ du marathon le plus rapide du monde, celui de Berlin. Inscrite depuis fort longtemps, j’ai eu la chance d’avoir la loterie. De surcroît,…

  • velo
    LIFESTYLE VELO

    J’ai testé: le vélotaf

    De retour de vacances, j’espère que tu en as bien profité lecteur. La rentrée est toujours le moment des bonnes résolutions (version bis, après le 1er janvier), et du “cette année…