COURSES TRIATHLON

Le Garmin Triathlon de Paris 2019

Je l’avais fait en 2016 et c’était mon premier M, en 3h 29 (on ne rigole pas please).

Depuis, je l’ai fait en relai natation l’an dernier et c’est tout. Le triathlon de Paris, c’est un peu “la Parisienne” du triathlon: le baptême du feu pour beaucoup (moi compris il y a quelques années). Malgré cela, parce que c’est à domicile et qu’il n’y en a pas beaucoup, je me suis dit qu’après le Half, ça valait sans doute le coup de rentabiliser mon entraînement et de me faire un petit M au talent.

Après deux semaines de break quasi total suite aux Sables d’Olonne donc, me voilà à nouveau en course. J’avais eu la brillante idée de me coller cette épreuve un jour où l’Homme faisait un footing de 27 heures dans les Dolomites, ce qui complexifiait un chouia la tâche, rapport à deux monstres à faire garder, non seulement une bonne partie du dimanche, mais aussi le samedi pendant que j’allais poser mon vélo à l’autre bout de Paris.

Mais on a réussi le Tétris de la garde d’enfants et je me retrouve dimanche matin dans le sas 3. Ma copine Colombe est dans le sas 0 avec les élites, normal vu qu’elle nage le 1500m en moins de 30 mn. Et moi je suis sas 3. Sur 7 sas. Déjà y a comme un problème. Sur une échelle de 0 à 7, 0 étant le meilleur, je ne nage pas à 3. Et je n’ai jamais menti sur mes temps. Je me retourne vers un mec au hasard derrière moi (ya quasi pas de filles), il me dit que c’est son premier tri, qu’il n’a aucune idée de combien de temps il va mettre. OK donc on est tous mélangés.

Le coup de feu arrive et nous voilà à l’eau. Dès le départ, c’est la machine à laver, ça c’est normal. Mais le canal étant relativement étroit et comme il y a beaucoup de monde, ça ne s’arrêtera jamais. Pire que la piscine des Halles un mercredi de canicule. Tu lèves un bras et tu le rentres, paf dans les fesses (au mieux) de ton voisin de devant. Failli me faire noyer 15 fois et j’ai dû couler 3 mecs au bas mot. Et tu me connais, je suis pas du genre à me laisser frapper pourtant.

Rien n’est signalisé (normal, c’est droit) et du coup tu ne sais pas du tout pour combien de mètres tu dois encore nager. D’ailleurs c’est simple, si tu t’arrêtes pour regarder ta montre, tu meurs noyé par le mec derrière qui ne manquera pas de t’assommer. Et va regarder ta montre sous l’eau dans le Canal de la Villette…ahah La natation m’a donc semblé interminable sans point de repères.

Franchement, je crois que c’est celle que j’ai le plus mal vécu, après avoir fait la meilleure natation dans un canal aussi aux Sables. D’ailleurs, j’ai mis un temps ridiculement long de 41mn quand j’en fait 35 en piscine sur la distance.

Mais heureusement, ma Suunto avait encore déconné (sérieusement plus jamais de ma vie je ne prends une Suunto, c’est simple, elle n’a jamais marché vraiment correctement, vive Garmin) et je n’ai jamais connu mon temps en natation, qui m’aurait bien déprimé.

J’arrive au vélo soulagée d’en avoir fini avec ce massacre. Très vite, je me rends compte que le parcours est tout chelou: des pavés, des tournants à 90 degrés, des côtes (à Paris !!) beaucoup de monde, les organisateurs nous somment même de ralentir sur les portions droites, ce qui, tu l’avoueras, est plutôt cocasse pour une course. Encore heureux que le drafting est possible parce que je ne sais pas comment on aurait fait sinon.

triathlon de paris

La tête dans le guidon !

Je double pas mal de monde, mais le monde m’empêche d’aller à ma vitesse normale au départ dans les rues étroites (t’avais qu’à nager plus vite me diras-tu, certes) , je me stabilise au bout d’un moment, plutôt entourée de garçons, très sympas pour certains (merci à celui qui m’a proposé de pendre sa roue, même si il allait trop vite pour moi). Je râle un peu beaucoup de ce parcours bizarre, mon compteur de vitesse a sauté sur les pavés et je ne sais pas à combien je roule, mais je sais que je fais un bon vélo. Et franchement je m’amuse bien. Je prends même, ô miracle, un relais à ma grande surprise – en me retournant je vois 5 personnes dans ma roue, et non, ils ne cherchaient pas à me dépasser spécialement. Ca dure 5mn mais quand même.

Au 30ème kilomètre, nous rejoignons les triathlètes du S, sur une zone étroite et donc avec des vélos plus … folkloriques. Je suis énervée parce que ça bouchonne, ça dépasse dans tous les sens, c’est ultra dangereux en fait. Je ne sais pas comment ils n’ont pas eu de morts. Je finis le vélo plutôt contente, je sais que j’ai fait au moins du 30km/h au vu de ma montre et je me suis bien vraiment bien amusée.

Après une petite transition, le run s’annonce chaud, pleine canicule….ils nous font élégamment commencer par des escaliers (et pas qu’un peu) qui cassent bien et je maudis l’orga encore une fois. Mais une fois sur le canal, l’aller retour de 10km passe bien. J’essaie de me caler sur 5.30mn/km. Je pouvais peut être faire mieux (j’ai fait 5.24 d’ailleurs) mais plus trop envie de me mettre dans le très rouge. Mon objectif de l’année est passé, là ce n’est que du bonus.

triathlon de paris

Toujours sexy les photos de course qui te collent 10 kilos

Je finis donc ce triathlon un peu déçue d’avoir fait 3heures 05 précises. J’aurais sans doute pu gagner 2-3mn en run mais pas 5. Le sub 3h sera pour l’année prochaine. Je suis 1206ème sur 2204 conccurents, 13 ème/74 femme de ma catégorie Master Femme. Bref, je commence à ne plus être dans les dernières sur du M de Barbie. Déjà ça de pris.

En tous cas, pas sûre de le refaire l’an prochain car tout ne m’a pas plu mais je suis contente d’avoir gagné 24mn depuis le dernier et de voir les progrès des dernières années.
Et toi, tu l’as fait ce triathlon ? Tu en as pensé quoi ?

 

You Might Also Like

No comment

Leave a Reply