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février 2020

    TRAINING TRIATHLON VELO

    Ironman, 5 mois avant

    Comment vas tu lecteur ? Je sais, je sais j’avais dit que je te tiendrais rigoureusement au courant de l’avancement de mon entrainement, et je ne le fais que modérément.

    Il faut dire qu’en ce début d’année, j’ai été plus occupée à soutenir mon papa qui se battait contre le cancer qu’à écrire dans ce blog.

    Mon père était un cycliste amateur mais aguerri jusqu’à ses 80 ans. Il s’était forgé un coeur et un mental qui lui ont permis de résister au delà des attentes de tous les docteurs à un cancer avancé et aggravé par d’autres pathologies. Il s’est même payé le luxe de survivre in extremis à un infarctus et à une infection cardiaque. Malheureusement, mêmes les coeurs de sportifs ont une fin.

    Aujourd’hui, je regrette que nous n’ayons jamais pu rouler ensemble (je m’y suis mise trop tard) et qu’il n’ait jamais pu tester un home trainer, lui qui ne roulait pas l’hiver par crainte du grand froid.

    Ai-je mis de côté ma préparation pendant ces semaines éprouvantes ? Pas vraiment. Le sport a représenté une soupape pour ne pas péter un plomb pendant les plus dures journées à l’hôpital. Mais il a fallu que je m’adapte, plus de running, moins de vélo.

    Aujourd’hui, voilà quelques semaines que j’ai repris un rythme normal et voilà où j’en suis.

    Je m’astreins autant que possible à m’entrainer 6 heures par semaine. Je fais deux séances de piscine, trois de vélo sur home trainer dont une chez Episod et une seule de running depuis que je suis de retour à Paris.

    Rien que faire ça m’épuise. Je dois me lever tôt, avoir une logistique à toute épreuve, me forcer à me coucher tôt. Malgré ces effort, je psychote à mort sur mon peu d’entraînement vs ce que je devrais faire dans une vie idéale. Je suis même pétrie de doutes comme jamais.

    Tous les plans que je croise ont intégré depuis belle lurette une sortie d’au moins 3h le week end en vélo que je ne fais pas (encore). Et vu d’où je pars et mes compétences innées je me dis que je devrais m’entrainer deux fois plus que les autres pour y arriver. Or j’en fais deux fois moins. 6h30 les bonnes semaines en gros, au lieu de 12 sur tous les plans dignes de ce nom.

    Le tout sans coach.

    Je suis à l’heure actuelle à peu près sûre de m’être lancée dans un truc trop difficile pour moi. Mais apparemment, c’est normal aussi de douter. Alors on y va et on continue sans se poser de questions sans embêter trop son entourage..

    Tu l’as compris, cet Ironman est pour moi une immense source d’autoflagellation au quotidien (mon mari et mes potes vont craquer, dire qu’il reste 5 mois)…allez, on va plutôt penser à ce qui marche.

    En natation, je fais encore à peu près ce qu’il faut. J’ai perdu espoir de m’améliorer techniquement et en vitesse, mais grosso modo je nage entre 4000 et 5000m semaine, avec du fractionné, des éducatifs. Je suis assez sereine sur le fait que je ferai bonant malant mes 4km, en 1h40-1h50 environ.

    Pour le marathon, je compte m’y remettre vraiment en avril pour minimiser les risques de blessure dûs à une charge trop importante. Je sais que je suis coureuse, que je peux y arriver, sans doute en intercalant de la marche au final. Mais en attendant, je devrais faire du gainage à fond pour renforcer mes zones de faiblesse justement, ce que je ne fais pas.

    Le vélo. Même si je n’ai pas encore remis mon vélo dehors (et je tremble à l’idée de le sortir de mon HT), je m’enquille quand même une centaine de km par semaine dans ma buanderie. Si ça n’a rien de drôle au moins j’ai l’impression de progresser et de faire quelque chose de constructif. Meilleur investissement de l’hiver donc. Ca méritait bien un déménagement.

    Episod

    Le sommeil. Je me lève certes à 5h45 mais j’ai pu prendre une semaine à moitié off et dormir 8 heures par nuit au lieu de 6, ce qui m’a quand même bien boostée dernièrement. Ah non pardon, la Fashion Week m’est tombée dessus. Retour à la case départ.

    Les étirements. J’essaie, si, si même si je n’arrive pas encore à trouver un moment quotidiennement pour faire ce que je devrais faire.

    L’alimentation, JOKER. Enfin non, stop au dénigrement on a dit: j’ai passé une semaine de ski quasi sans alcool et avec JUSTE une tartiflette et une raclette et rien que pour ça je mérite un oscar.

    La suite: après cette fashion week qui a été pour moi un moment intense dans l’année, je compte fort sur mes copains pour réintégrer des séances vélo le dimanche et faire passer mes semaines à 10 heures d’entrainement.

    Je jure aussi solennellement d’arrêter Netflix (voire pire) le soir pour me coucher avant 23 heures (ahah #onpeutrever).

    Pour le reste, je vais seulement essayer de continuer ce que je fais déjà mais en mieux (= des séances plus longues), de réintégrer du fractionné en course à pied et de ne perdre ni la foi ni la motivation ni l’énergie pour continuer ce truc débile et qui me ravit.

    Si parmi vous se cachent des Ironman qui ne se sont quasi pas entrainés (Colombe, tu comptes pas, tout le monde n’a pas ta condition physique), je suis preneuse de leurs conseils (pensées magiques).

    Allez on se retrouve dans un mois pour voir si j’ai mouru entre temps de manque de sommeil et de trop de chlore ?