COURSES TRIATHLON

Triathlon Olympique de Chantilly 2016

6h. Le réveil sonne. J’ai préparé mes affaires la veille au soir mais, comme avant chaque triathlon, je suis incroyablement stressée.

L’Homme émerge un peu après et m’aide a tirer les monstres du lit. Cette fois-ci on y va en famille, au complet.
Après 40 mn de voiture, nous y voilà. L’enregistrement me semble interminable (vigipirate oblige, on contrôle nos sacs et ce n’est pas une mince affaire pour des triathlètes).

Comme j’ai déjà participé à ce triathlon (dans sa petite version), je sais ce qu’il faut faire jusqu’au départ et je suis assez rassurée sur les aspects logistiques.
D’ailleurs, comme tout se passe au même endroit c’est beaucoup plus simple qu’à Paris.

Je retrouve mes acolytes du club et nous nous préparons pour la natation. L’eau est à plus de 21 degrés mais je n’enlèverais ma combi pour rien au monde: elle me fait gagner 5mn en natation en me faisant flotter….
On se dirige vers le brief tranquilou et là, le premier drame.

Je me rends-compte brusquement que j’ai oublié de mettre la puce qui doit être attachée à ma cheville normalement. Sprint (en tongs)  jusqu’à l’aire de transition sur une zone qui comprend des escaliers. J’arrive à temps pour le briefing mais je suis déjà hors d’haleine et je fume dans ma combi.

On entre dans la vase l’eau et on essaie de mettre la tête sous l’eau. Surpriiiiise: on n’y voit rien. Genre tu es dans le cul d’un éléphant quoi. Impossible de voir quoi que ce soit sous l’eau. Tout noir. On en ressort le visage couvert de particules noires. Mmmm sympa.

Le départ est donné et là, j’entre dans la machine à laver. Ca se tape, ça se monte dessus. Un vrai triathlon quoi.

triathlon

lâcher de poissons en folie

Plusieurs athlètes s’accrocheront littéralement à mes cuisses, entrainant mes jambes (et moi donc) sous l’eau. Ca se bat tout du long.
Bref, je kiffe.

Pour la première fois je ressens l’ambiance qu’on m’avait décrite et que je n’avais encore jamais connue. Je suis assez à l’aise dans l’eau donc ça ne me gêne pas vraiment en fait, mais attention hein, je rends les coups, faut pas déconner…Petit bémol, cette situation demande tout de même une grosse dépense d’énergie pour lutter tout du long et ne pas se faire couler.

Je sors donc de l’eau en 37 mn et des gaufrettes, soit 3 mn de mieux qu’à Paris (les deux avec combi). L’entraînement, ça paie quand même donc.

Première transition agréable avec mon copain Rémi sorti quelques minutes avant moi. On papote et je lui fais perdre du temps (oups). Je prends mon vélo et là…

transition triathlon

A la transition, je souris grave, viens pas m’embêter hein.

Le deuxième drame.

Je ne sais plus mettre mes chaussures.

Je voulais les essayer le matin même et je n’ai pas eu le temps de le faire. Je ne sais plus comment faire, par quel côté on clippe, par quel pied commencer, comment ça marche ce truc bordel.
Je panique.
L’arbitre me dit de me ranger sur le côté pendant que je retrouve mes esprits et clipse mes pieds tant bien que mal finalement. Je pars maladroitement sur mon vélo.

Et là, troisième drame.

En enlevant ma combi j’ai dû enlever ma puce et j’ai oublié de la remettre. C’est trop tard, je suis partie, je n’aurais pas mon classement. Je me mords les doigts (enfin virtuellement hein, je serais bien incapable de faire ça en roulant) mais j’essaie de ne plus y penser. Tant pis, de toutes façons je n’aurais pas gagné la course donc autant compter sur ma Suunto pour les chronos.

Le vélo commence pas mal, je tiens un bon 30 de moyenne pendant les 20 premiers kilomètres. Je m’amuse bien. Je reconnais le trajet qui, l’an dernier me semblait interminable (alors qu’il ne faisait que 12km) et cette année c’est une paille. J’ai même enfin lâché mon camelbak pour ne plus boire qu’au bidon, ce que je fais assez facilement.

Un an pour en arriver là, ne rigolez pas, j’en suis très fière.

L’affaire se corse à partir du kilomètre 25. Il y a pas mal de vent ce qui, même sur du plat, me fait rouler à 21 max. Entre ça et les 265m de dénivelé, ma moyenne horaire chute pas mal. Je me fais doubler constamment sans jamais doubler personne (si, un mec !) et ça aussi c’est dur à encaisser moralement. Mais je ne lâche rien et au final, j’améliore ma moyenne passant de 23km/h à 24,4. La course de soit-disant 45km est en fait de 48km tout compris. On n’a jamais bien su pourquoi.

Je suis quand même heureuse de lâcher mon vélo (et de ne pas tomber en déclipsant !) et de partir pour la course. Bien sûr, je m’étais dit que j’allais remettre ma puce et bien sur, j’ai encore oublié. Le trajet est plutôt sympa mais ne se passe pas vraiment comme prévu.

Je ne sais pas si j’ai mal géré mon effort ou si j’ai trop investi la nat et le vélo récemment mais je n’arrive pas à courir. Avec du recul, je pense que, comme la grosse partie pour moi (le vélo) est passée, je lâche un peu l’affaire en m’autorisant à ralentir. Il fait chaud et je n’ai plus vraiment d’énergie malgré les gels. Je remonte 3, 4 mecs au début et rapidement, je cale. Bien sûr, je n’abandonnerai pas et que je ne marcherai pas mais je n’arrive pas à me booster assez pour dépasser une allure « sortie longue ».

Cette histoire de puce ne m’aide pas, je sais que je ne serai pas classée alors je ne me pousse pas à bout comme j’ai pu le faire sur d’autres courses. Je mettrais finalement une heure pour faire ce 10, 4km, mon plus long 10k.

course à pied

L’arrivée avec une tête de vainqueur…

Les paysages sont néanmoins superbes dans le parc de Chantilly (hormis un passage un peu bizarre dans le parking) et, comme il fait 29 degrés, c’est à la fois dur mais chouette de courir sous le soleil. En plus, on a de la pastèque au ravito: LA bonne idée.

Je passe donc la ligne d’arrivée en 3h et 40 mn selon ma montre  (3h38 selon Strava…), soit une dizaine de minutes de plus qu’à Paris. J’ai amélioré la natation, le vélo, j’ai passé un super moment avec mes potes, mon Homme et les enfants, je suis prête à re-signer pour l’an prochain.

Cadeau bonus: je me sens vraiment triathlète maintenant que j’en ai fait deux (c’est bête hein ?), même si je suis une très petite joueuse pour les « vrais » sans doute.

Prochain défi: le We Run Paris de Nike le 2 octobre, vous y serez ?

PS; on cherche toujours un half pas trop loin et avec pas trop de dénivelé si quelqu’un a ça sous le coude…

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9 Comments

  • Reply
    Princesse Strudel
    30 août 2016 at 8 h 34 min

    Bravo Elise! J’ai lu ton compte-rendu avec plaisir, après avoir eu une pensée pour toi dimanche. Bon « We Run »!
    Pour moi la prochaine étape de la prépa marathon c’est samedi, avec un 10 miles.

  • Reply
    Lilou
    30 août 2016 at 11 h 20 min

    Bravo! Pour une cata annoncée, c’est pas mal Toujours aussi admirative que tu sois tri athlète. Déjà suggéré, le tri de fontainebleau à la fin septembre.

  • Reply
    Lauraleen Lifestyle
    30 août 2016 at 13 h 05 min

    Bravo à toi !! Dommage pour la puce :-/ Moi j’ai fait la découverte et je me tâte à faire la version supérieure l’année prochaine :-)

  • Reply
    Gabrielle
    30 août 2016 at 13 h 49 min

    Bravo Elise ! Plus de camelback, chaussures automatiques, te voilà une vraie triathlète effectivement ! (des bourdes, on en fait tous…). Attention quand même à ne pas griller les étapes pour le half, rassure moi c’est un objectif 2017 ?

    • Reply
      elise
      30 août 2016 at 14 h 17 min

      mais oui Gabrielle, et même plutôt fin 2017 en fait…

  • Reply
    renardeau
    31 août 2016 at 9 h 45 min

    ahhhh il y avait du caca dans l’eau?!?

    • Reply
      elise
      1 septembre 2016 at 18 h 20 min

      oui voilà !

  • Reply
    Mat0x4e
    8 septembre 2016 at 21 h 43 min

    Bravo pour ce 2ème olympique !
    Les athlètes s’accrochent à mes jambes / ça se bat / je kiffe ==> ^^
    Présent à we run Paris et en half : Deauville ou Vichy.
    ++

    • Reply
      elise
      9 septembre 2016 at 17 h 34 min

      héhé ouais j’ai un côté fighter je crois en fait !

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