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    COURSES

    Raidlight Winter Trail: mon premier Mud trail

    Depuis l’an dernier, c’est devenu une petite tradition de se faire un snow trail en début d’année avec le club. Cette année nous avions choisi le Raidlight Winter Trail.
    Forte de mes souvenirs de grand blanc, j’ai tanné l’Homme pour y aller.

    Les enfants ? bah on trouvera une solution pour les garder sur place. 12h de bagnole dans le week-end ? même pas mal. Allleezzzzz dis oui dis oui dis oui steuplaiiiit…

    Nous nous sommes donc retrouvés ce week-end à la station de trail de St Pierre de Chartreuse avec une dizaine de copains. Zéro neige à l’horizon. L’organisation a eu une bonne idée d’appeler ce trail Winter trail et pas Snow trail. Merci le réchauffement climatique.

    Récit d’une matinée un peu sale:

    6h45: le lever pique beaucoup un peu. Après une nuit agitée (fuite d’eau dans la chambre d’hôtel et pluie incessante + intoxication alimentaire), dur dur de réaliser que oui, la météo ne s’était pas trompée et qu’il pleut bien des cordes.

    9h: départ des garçons qui font les 28km, eux. Je me suis inscrite sur le 14km et les autres filles sur le 8km. Jusque là tout va bien. Il pleut beaucoup mais on s’y attendait. Je prends le départ 15mn plus tard.

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    km 1:  bon allez, on va y aller mollo histoire de se chauffer. La pluie n’est pas très gênante finalement.

    km2: ahh mais ça monte cette histoire. Pourquoi ils arrêtent pas de courir les autres ? Ola les gens, faut marcher sur un trail il parait. Enfin c’est ce qu’on m’a vendu.

    km3: mal aux cuisses mais je me suis fait une spécialité d’ambiancer les trails (genre la fille qui a fait 15 trails… héhé). Donc je discute avec tout le monde. Enfin pas longtemps puisque tout le monde me double en fait.

    km 5: ya de la boue. Ca glisse. Beaucoup. je ne comprends pas comment les gens peuvent encore courir en fait. Je marche. Très. Lentement. Et je tombe. Paaaaaf, tout le côté droit matiné de boue. Classe.

    km 6: où tu découvres les joies du « single », c’est à dire le TOUT PETIT chemin où sur un côté t’as genre un ravin. Ben le ravin, ma jambe droite l’a vu de super près. Je peux remercier un arbre qui se trouvait là de m’avoir sauvé la vie en fait.
    Et après j’ai passé les 10 minutes suivantes à m’excuser d’aller trop lentement auprès de gens qui me doublaient à la première occas’ (voire me demandaient d’en créer une, d’occas).

    Là, t’as beau être à la cool, c’est un brin humiliant tout de même.

    km7: deuxième chute sur boue. Le côté gauche cette fois. J’ai du mal à trouver un endroit de mon corps encore propre pour essuyer mes mains pleines de boue collante. Pourtant, ça peut servir des mains (pour boire au hasard).  Tant pis, je m’essuie sur mon bonnet.

    km8: quand je regarde ma montre pour la première fois, j’ai fait 8, 01 km, quand je la regarde 17 minutes plus tard (une éternité), j’en suis toujours à 8km et des poussières. je signerai donc le plus long kilomètre de la galaxie des trailers.

    km9: je me dis que quand même, je m’en sors bien. J’ai un sacré mental. C’est pas facile, je suis toute crade mais je m’amuse bien.

    km9 et demi: je veux mourir. A défaut de mourir, je veux abandonner. Tiens, mais on peut pas abandonner en fait en trail -je méditerai longtemps sur ce concept.

    Il faut dire que le terrain est devenu une espèce de mur de glaise. Ma copine improvisée de trail -que je suis difficilement depuis quelques kilomètres- a l’air de s’en sortir comme une chef.
    Moi je ne vois même pas comment avancer sans ramper à la verticale dans la boue. (concept étonnant il est vrai).

    Mon coach me dira plus tard que c’est un coup du karma: j’ai toujours refusé de faire les cross du club donc l’Univers se venge. Et c’est assez réussi comme vengeance il faut dire.

    km11: plus que 4 bornes. Je ne compte plus les chutes. Mon bonnet est tout cracra, tant pis, j’essuie mes mains sur mes joues hein.
    #onestpasdesfillettes

    km12: je ne suis plus très lucide et je passe par dessus un ruban qui ferme la route. Bref, je manque de me perdre. Heureusement, je ne suis pas complètement dernière et des filles bien intentionnées me signalent mon erreur. Un peu plus et Thank God n’existait plus.

    km13: plus JAMAIS de trail. C’est un concept débile. D’ailleurs, je focalise tellement sur les rivières de boue qui me servent de pieds que je ne vois pas du tout le paysage. Vivent les courses sur route. A ce stade, je donne deux ans de ma vie pour un marathon roulant.

    km14: dernière montée avant l’arrivée. L’organisation nous a fait une bonne blague en mettant une montée genre mur qui grimpe bien, 10 mètres avant de passer l’arche de fin.

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    Ca y est, je vois l’Homme. Un tas d’inconnus me lancent des « vas-y Elise ».
    Quelques mètres plus tard, ce sont mes enfants qui arrivent et finiront la course avec moi, comme sur un 100 bornes. NB: à ce moment de la course, j’ai l’impression d’avoir fait un 100 bornes donc je ne vois même pas le ridicule de la situation.

    Mon fils est en transe parce que j’ai gagné. Comment ça, je suis première ?? Ah non, j’ai gagné le concours du coureur le plus sale.

    Et haut la main. Merci chéri. Délicieux ces enfants.

    Mon vrai classement ? 194/ 227. Pas de quoi pavoiser hein. Presque pire qu’en triathlon, c’est dire.
    Pas comme mes copains du club qui tapent le podium.
    Mais tant pis, je l’ai fait. Je finis plus forte que je n’ai commencé. Et c’est tout ce qui compte non ?

    Note pour plus tard: penser à se mettre à un sport dans lequel je déchire quand même, ça peut être bon pour l’ego de gagner parfois.

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  • LIFESTYLE TRAINING

    Courir en hiver

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