OUTFIT TRAINING

Snow trail, mode d’emploi pour débutants

snowComme je vous le disais dans un article précédent, je me suis inscrite au Snow Trail de l’Ubaye Salomon mi-février.

Snow trail c’est donc courir dans la neige. Et ça, je ne l’avais jamais fait, plus habituée que je suis à la piste de Charlety qu’aux sentiers de trail.

Mais c’était sans compter avec mon trailer de mari, qui n’a pas été très dur à convaincre et qui m’a initiée donc au trail et surtout au trail sur neige cette semaine.

Deux choses pour ceux qui débutent comme moi (complètement donc):

1/ l’équipement

Courir sur neige implique qu’il fait froid, évidemment. Voire très froid.

– Impératif donc de porter les 3 couches que vous connaissez par coeur (une sous-couche type sous-vêtment technique comme Odlo, une couche chaude mais qui laisse passer la transpi et une sur couche coupe-vent, résistante à la neige donc).

J’ai pour ma part une seconde couche Gore avec une capuche, super utile pour les débuts de course où le corps n’est pas encore chaud.

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Screen Shot 2015-01-04 at 11.00.47Screen Shot 2015-01-04 at 10.59.03voici ma sélection (même si j’ai les modèles de l’an dernier donc en couleurs différentes), je suis super fana de la marque Gore mais il faut reconnaitre que c’est cher. Pas de soucis, le trio gagnant fonctionne aussi avec Kalenji !

– En bas, j’avais des manchons de compression Adidas sous mon legging habituel (Brooks), en plus de mes habituelles chaussettes X-socks et je dois dire que je n’ai pas été déçue. Jamais eu froid aux pieds et aux chevilles, même après 13 km dans la neige fraiche.

Je crois qu’il existe des chaussettes en GoreTex sans doute encore plus imperméables mais je n’en ai pas encore dans mon tiroir de running.

– Bien entendu, un bonnet de running s’impose, des gants, et surtout le buff (espèce de tour du coup informe et souvent moche) qui sert vraiment en cas de coup de vent.

-Et of course, les lunettes de soleil catégorie 4. Indispensables pour se protéger les yeux sur neige, comme en ski quoi.

Enfin, beaucoup m’ont demandé ce que je portais aux pieds.

J’ai investi récemment dans une paire chaussures de trail Asics dont je ne me remets pas.

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Mes Asics Gel Fuji Trabuco 3 d’amour, je ne les trouve plus sur le site d’Asics, peut être déjà dépassées (je les ai achetées il y a deux mois)

Hyper confortables, elles ont été adaptées à ma course depuis la première fois, ce qui est un vrai défi en soi pour moi qui ait beaucoup de mal à changer de chaussures sans me blesser.

Là aussi, sur neige semi dure, mes pieds étaient totalement secs après 10km de course.

Et enfin, j’ai testé pour la première fois les Yaktrax.

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Comme pour les voitures, ces chaines sont indispensables sur glace ou verglas, mais sans doute un peu moins sur neige dure ou molle.

En tous cas, elles sont faciles à mettre, courir avec ne pose pas de difficulté majeure (elles alourdissent un peu le pied bien entendu mais rien de rédhibitoire) et elles sont bien pratiques en descente. Il faut juste éviter de les mettre sur route non neigeuse au risque de les abimer très vite.

Avec ça, il ne faut pas oublier le bidon ou le camelbak (avec de l’eau un peu tiède au début pour ne pas qu’elle gèle), car même si on sent moins le besoin de s’hydrater dans le froid, il est encore plus pregnant.

2/ la course

Enfin prêts, on y va.

Premier parcours  un peu technique pour moi puisque ça montait pas mal (enfin 300D+, de la rigolade pour ceux qui sont habitués).

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Du coup, obligée de marcher dans les côtes ou la neige trop molle, apparemment c’est la règle du jeu en trail mais très frustrant pour une coureuse de route.

Deuxième point de frustration: le chrono.
13 bornes en 1h 45, on est loin du plat mais c’est normal, on est lesté par les Yaktrax et la neige retient les foulées, même sur du plat.

Mais comme les paysages sont dingues, on peut du coup vraiment en profiter avec une vitesse escargot.

Le deuxième parcours était plus plat, en montée légère sur la première partie puis descente. Du coup, super agréable et là aussi, pas un chat (on a croisé en tout 3 coureurs).

J’ai adoré cette sensation de calme absolu de courir en symbiose avec la neige et les sapins, même si je sens que les 9 bornes du trail vont être bien chaudes….

Reprise de l’entrainement sur les côtes parisiennes très rapidement, parce que je vais en avoir vraiment besoin. Le paris-Versailles, c’est du pipi de chat à côté.

Et vous, certains ont déjà expérimenté la course sur neige ?

sapins

 

 

 

 

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  • Café Mode
    4 janvier 2015 at 21 h 05 min

    Quel attirail! Suis pas près de me mettre au snowtrail moi. Avec des paysages pareils, je crois que je préférerais marcher. Mais merci pour ce post instructif, auquel J’AI TOUT COMPRIS (cela est un compliment).

    • elise
      5 janvier 2015 at 12 h 02 min

      ben oui Géraldine, même attirail que du ski de fond par exemple… marcher c’est bien aussi mais bon, pas le même exercice tout de même 😉

  • Mathi
    11 février 2015 at 18 h 29 min

    Bonjour! Je viens de découvrir ton blog très sympa et je viens aussi il y a peu de découvrir la course sur neige . Je n’ai pas encore fait de course officielle , mais je cours de temps sur pistes de ski de fond et piéton et c’est dur ! Les mollets surtout mais alors tellement agréable ! Avec la neige qui tombe c’est paradisiaque :)

  • Salomon Snow Trail de l’Ubaye Thank God I run Thank God I run
    25 février 2015 at 23 h 30 min

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