LIFESTYLE

#runlikenothinghappened

J’avais plein d’idées d’articles en tête pour le week-end. Le week-end, c’est LE moment où il est plus simple d’écrire pour moi à un autre moment qu’entre minuit et une heure du matin…

Donc vendredi soir,  je suis revenue d’un court séjour à Londres, et zou, heureuse de retrouver deux heures plus tard ma tribu au Stade Charlety.

La séance était comme je les aime,  fractionnés longs sur piste. J’ai carburé. Après de longues semaines de moins bien en octobre, je reprends une forme d’enfer.  Et ça fait vraiment du bien (big up pour ma kiné qui n’y est pas pour rien d’ailleurs).

Alors, après la séance à 21 heures, j’étais contente de rentrer chez moi pour écrire un des articles que je vous concocte.

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Vous connaissez la suite malheureusement.

Vous avez sans doute aussi texté/facebooké/whatsupé/appelé frénétiquement vos proches parisiens. Vous avez sans doute passé quelques nuits presque blanches, BFM ou itélé en boucle vous aussi, abasourdis devant l’effroyable spectacle, ahuris de vivre dans un (mauvais) épisode de 24 où il n’y aurait pas de Jack Bauer pour sauver le monde.

Et pourtant, aujourd’hui, même pas 48 heures après le drame, au parc en bas de chez moi, il y avait des coureurs par centaines.  Plus qu’en plein mois de juillet.
Alors certes, le temps était au beau fixe avec un soleil de septembre. Et de nombreuses courses officielles avaient été annulées.

Mais je crois certainement qu’après le samedi lugubre que nous avons tous vécus, c’était aussi une façon de prouver à tous que nous pouvions et que nous allions continuer à vivre, libres de nos mouvements et de notre style de vie.

Le stade où je m’entraine (MON stade naturellement) sera peut être encore fermé demain. Je pense que nous nous retrouverons tout de même pour un entrainement.

Nous allons continuer de courir dans Paris et ailleurs, comme si rien ne s’était passé.
Parce qu’il le faut.

#runlikenothinghappened

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4 Comments

  • Reply
    Sophie - Playfully
    16 novembre 2015 at 11 h 24 min

    J’ai eu la “chance” de ne pas passer le WE à Paris (on habite à Charonne, en face de la Belle équipe). En rentrant dimanche soir, j’ai voulu faire le trajet de la gare d’Austerlitz à la maison à pied . Histoire de reprendre contact avec Paris et de retrouver ma ville.
    Sur le chemin, on a croisé beaucoup de joggers, c’était assez épatant et bénéfique de voir cette normalité. J’admire ces coureurs du dimanche qui malgré tout, veulent juste vivre, comme tu dis. #showmustgoon

  • Reply
    Severeene
    17 novembre 2015 at 8 h 27 min

    j’ai fait partie aussi de ces joggeurs du samedi matin….parce que la vie continue, la vie ne doit pas s’arrêter et plier devant la barbarie et beaucoup beaucoup beaucoup plus prosaïquement, parce que courir est ma façon de “digérer”, de faire face et ce samedi là, c’est le coeurs lourd, les larmes aux yeux et avec un sentiment de gueule de bois que je suis allée faire mes 15 bornes

  • Reply
    Letitia
    27 juin 2016 at 19 h 25 min

    Bonjour, est ce que c’est vous qui êtes passé à l’simiÃs©on 100%mag ? parce que j’avais bien aimer ce reportage et aurai aimé trouvé votre blog.Merci d’avance

    • Reply
      elise
      27 juin 2016 at 21 h 49 min

      non, ce n’est pas moi

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