TRIATHLON

Progresser en natation

Comme tu le sais lecteur/ lectrice,  jusqu’à récemment je faisais partie de cette population de français qui nagent une brasse acceptable mais sont incapables de faire plus de 50 mètres en crawl sans finir tout essoufflés. Apparemment nous sommes nombreux comme ça.

La faute à une éducation où, va savoir pourquoi, on enseignait principalement la brasse aux enfants dans les années 70/80 (au contraire des US ou d’autres pays où ils apprennent le crawl même touts petits). En voyant mes enfants apprendre à nager, j’ai l’impression que cela change puisqu’ils ont appris le crawl en même temps que la brasse.

A 38 ans donc, j’ai décidé de me mettre au crawl en même temps qu’au triathlon. J’avais déjà fait des tentatives de cours dans le passé mais jamais très concluantes (faut dire que le cours collectif pour débuter en crawl, bof…). Donc j’ai demandé à la maitre-nageur de ma piscine si elle pouvait me coacher dans le cadre de ses cours particuliers et elle a dit oui.

J’ai commencé en mai comme  je l’expliquais . A raison de 30mn de cours chaque mardi. En août je nageais 400m (mais je trouvais que c’était un exploit), sans m’arrêter.  En décembre, je nageais mon premier 2km.

C’est là que ça se complique. Nager longtemps, c’est bien. Ca, je sais le faire maintenant. J’ai une bonne aisance respiratoire, même sur 5 ou 7 temps, une technique pas dingue mais qui me tient longtemps sans m’essouffler. Le seul problème: je n’avance pas.

Genre mon kilomètre je le fais encore en 27 minutes en moyenne. Quand la plupart des nageurs un peu entrainés le font en 20 ou moins. Comme si je courais régulièrement depuis 3 ans et que je mettais toujours 7 mn au kilomètre quoi.

Du coup, je sors dans les dernières en nat’ aux triathlons et c’est pas facile de commencer le vélo comme ça.

Pour résoudre le problème, j’ai tenté pas mal de choses. La recherche de conseils auprès de nageurs confirmés (« bats moins des jambes, regarde plus au fond, regarde plus devant, bouge plus les chevilles… », j’ai tout entendu), d’autres cours avec d’autres profs, le swimblock (jamais allé au bout de celui là mais je l’ai presque fait cet été), lire des bouquins sur le sujet, nager plus longtemps (des 3 ou 4 km pour ma prépa 5km), plus souvent, faire des plaquettes, faire du pull buoy. Rien à faire. Je n’accélère pas.

guide du crawl moderne

En désespoir de cause, je me suis inscrite à un stage organisé par l’assoc’ Natation pour tous et qui avait la bonne idée de se dérouler dans la magnifique piscine de l’INSEP.

4 heures de nat’ un samedi. Oui, 4 heures dans l’eau, vous avez bien lu.

Nous sommes un groupe d’une trentaine de personnes, plutôt des trentenaires ou plus. La spécialisation du stage c’est crawl. Le prérequis était de pouvoir nager 200m de crawl facilement. Les niveaux étaient variés, j’étais loin d’être la meilleure comme vous l’imaginez mais pas la pire non plus.

Nous sommes séparés en plusieurs groupes de niveaux,  chacun avec un entraineur. Pendant 2 heures le matin, je vais travailler essentiellement mon roulis (que je ne fais pas vraiment au quotidien). Des éducatifs sur 50 mètres, ça crève bien.

Au passage on croise Elodie Clouvel en plein effort (et apparemment, c’est dur pour elle aussi, mais chacun son niveau hein).

A la fin de la première session, on se fait filmer sur et sous l’eau, d’abord à vitesse normale puis en accélerant.

Repas à l’incroyable cantine de l’INSEP (incroyable au vu des recommandations nutritionnelles conférées aux athlètes, genre au stand pizza ils te disent de pas en prendre quoi…et des messages de motivations qui parsèment les murs).

motivation

Puis c’est l’analyse de nos vidéos. La mienne est moins cata que prévu. Problème de cambrure (mais ça je n’y peux rien). Je croise les mains devant ma tête, je ne fais pas assez de roulis, j’entre ma main trop près de la surface de l’eau. Ce sont les premiers points à travailler en priorité. Ca va, je les comprends.

A 16h, personne n’a envie de se recoller dans un bassin. Pourtant, nous avons signé pour ça. Du coup, zou, nous voilà repartis pour deux heures. Froides les deux heures. Le coach donne plein de conseils donc nous restons dans l’eau à l’écouter longuement et on se caiiiiiiilllle grave.

On a tous hâte que ça se finisse même si c’est passionnant.

Fin de l’aventure autour d’un verre. Après 4 heures dans l’eau, je te promets tu dors pas mal le soir.

piscine

J’étais vraiment pleine d’attentes après ce stage, persuadée que j’allais pouvoir facilement mettre en pratique les conseils donnés et progresser rapidement. Pour les conseils, je m’applique. Je pense à mon roulis, à mes mains, à ralentir mes battements et à accélerer mon mouvement sous l’eau. J’ai nagé 2 fois/ semaine régulièrement ces temps-ci.

Mais rien n’y fait pour le moment. J’ai fait la semaine dernière le même temps de référence sur 1km. Voire pire que d’habitude.

J’avoue ne plus trop savoir par quel bout prendre le truc. Un peu l’impression d’être la seule à stagner aussi. Si vous avez des conseils, je suis preneuse.

Quel a été votre parcours en natation et quels sont vos trucs pour progresser ?

 

 

 

 

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8 Comments

  • Reply
    Iris
    2 mars 2018 at 15 h 48 min

    Hello Élise,

    Je te lis depuis longtemps, mais c’est mon premier commentaire. Je ne sais pas si tu fais des séries (des fractionnés en natation, quoi), mais c’est ce qui te donnera plus d’explosivité, et donc de vitesse… Et puis travailler tes appuis? Pas d’autre piste à te proposer!

    Moi, j’ai fait de la natation gamine, donc j’ai de bonnes bases, mais maintenant, je cours!

    • Reply
      elise
      3 mars 2018 at 9 h 58 min

      Ben oui Iris, malheureusement, j’en fais. Mais une fois/ semaine seulement et sans doute pas assez…

  • Reply
    Elsa
    3 mars 2018 at 10 h 56 min

    Hello !
    Pour ma part j’ai appris le crawl toute seule sans MNS ou cours. Je suis comme toi, j’ai une forte cambrure lombaire, qui me freine quand je nage. Mais j’ai remarqué que quand j’applique les techniques de respiration du pilates (faire remonter les abdos vers la colonne et la cage thoracique), je nage mieux, je glisse et j’avance bien plus vite. Si je relâche, je le sens de suite, j’ai l’impression de faire du sur-place.
    Si jamais ça peut t’aider :)

    • Reply
      elise
      12 mars 2018 at 20 h 38 min

      je vais essayer oui, j’avais déjà tenté mais ça me semble difficile à tenir sur du long, nan ?

  • Reply
    Gabrielle
    5 mars 2018 at 16 h 58 min

    Coucou Elise,
    D’après mon coach il faut 3 séances par semaine pour progresser, en deçà tu entretiens juste ton niveau… je confirme, j’en fait 1 à 2 et mes progrès en vitesse sont minimes ! D’un autre côté quand tu y penses, est-ce que tu progresses avec 1 entrainement en CAP ? (ou en vélo, mon problème n°1 parce que caser 2 entrainements vélos par semaine en travaillant à plein temps, ben j’arrive pas… )

    • Reply
      elise
      12 mars 2018 at 20 h 36 min

      ben là j’en ai fait 4 cette semaine, on verra si je le tiens sur la longueur…

  • Reply
    Philippe
    12 mars 2018 at 20 h 09 min

    Hello Elise,

    Puisque tu demandes des avis je me permet de donner le mien, pas parce que je suis un bon nageur, mais bien parce que je suis un mauvais nageur qui s’accroche 😉

    Ce que j’ai pu comprendre c’est que comme c’est un sport avant tout technique, y a très peu de « progrès naturels » qui se font juste parce qu’on nage. Les progrès viennent parce qu’on travaille un aspect technique particulier pendant longtemps. Genre la rentrée du bras dans l’eau, quand tu la bosses à toutes les séances, pendant des semaines, ba au bout d’un moment ton cerveau intègre le geste. Ca implique de savoir quoi travailler, d’avoir quelqu’un qui vérifie que tu travailles bien le truc et évidemment de répéter, répéter, répéter.

    Le deuxième truc dont j’ai fais/je fais l’expérience c’est l’aspect connecté des défauts techniques. Parfois corriger un défaut n’a aucun effet apparent. C’est seulement en gommant plusieurs que d’un coup on progresse. Par exemple, si l’entrée de ton bras dans l’eau te freine et que tu ramène mal ton bras hors de l’eau, corriger le deuxième sans le premier sera (presque) sans effet apparent, parce que le bon travaille préparatoire de ton retour aérien sera complètement gâché par ta mauvaise entrée dans l’eau (je parle de certains de mes défauts évidemment).

    Bref, c’est compliqué mais pas impossible 😉

  • Reply
    Où j’en suis du tri, mars 2018 – Thank God I run
    14 mars 2018 at 17 h 49 min

    […] te le refais pas en long en large et en travers, je m’y colle sérieusement. 4 fois la semaine dernière quand même. Ca va bien finir par […]

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