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Pourquoi courir en club ?

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Le PUC au stade Charlety, temple de l’athlétisme

Il y a autant de façons de courir que de personnalités.

J’ai une amie qui ne fait que des tours de stade, tous les jours.
Une autre amie  court tous les matins, 40 minutes.

Une troisième ne s’entraine que sur tapis, et ne sort que pour les courses.

Il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises façons de courir.

Courir, même lentement, même pas souvent, même pas longtemps, c’est toujours mieux que rester sur son canapé.

Néanmoins, voici ce que courir en club pourrait vous apporter, ce que ça m’a apporté :

– de la méthode: courir s’apprend. C’est comme ça, peu de gens ont une belle foulée naturellement. Nous courons tous tordus, ou courbés, trop sur la pointe, trop sur le talon, avec les bras trop haut, trop bas, que sais-je.

Et la plupart d’entre nous l’ignore.

Aujourd’hui, je repère facilement quelqu’un qui court en club (ou du moins qui a travaillé sa foulée) en le voyant courir. Ca ne veut pas dire que la mienne de foulée est parfaite, loin de là. Mais si je n’étais pas en club, je n’aurais jamais su que mon épaule droite avançait trop. Et je n’aurais jamais pu travailler sur ce point qui me ralentit.

– de la motivation: franchement en ce moment, rentrer chez soi par 2-3 degrés et rechausser ses baskets pour ressortir dans la nuit et le froid, on a beau aimer courir, c’est infiniment plus dur que d’aller faire des tours lors de chaudes soirées d’été. Et sans mon groupe, je ne suis pas sûre que je le ferais aussi souvent au coeur de l’hiver.
Savoir que 5, 8, ou 10 autres personnes font la même chose et vous attendent motive infiniment.

des potes: courir une heure côte-à-côte,  faire deux cents abdos ensemble ou se faire des tours sous la pluie, se soutenir lors des séances les plus dures sur piste, ça crée des liens. Impossible de rester sans se parler, sans créer des amitiés.
Un club, c’est aussi l’opportunité de rencontrer des gens d’horizons différents, que vous n’auriez jamais rencontrés autrement: plus jeunes, plus vieux, étudiants, travailleurs, retraités, fêtards ou thésards (les deux parfois).

de la diversité: je n’ai jamais compté mais je pense que depuis un an, j’ai bien dû apprendre quarante exercices d’abdos différents. J’ai dû tester pas loin du même nombre de séances de fractionnés, toutes différentes. Et c’est sans compter les itinéraires nouveaux que j’ai découvert pas loin de chez moi. Tout cela aide à s’entraîner sans se reposer sur ses lauriers, à sortir de sa zone de confort.

de la persévérance difficile de se pousser quand on est seul. Faire des fractionnés sans y être forcé est franchement dur. Or, passé les premières semaines, on ne peut plus améliorer sa vitesse sans en passer par du fractionné.
Deux fois par semaine, je commence mes séances en me disant « ahhh j’suis crevée ce soir, j’vais pas faire le truc en entier, tant pis« .  Voire « alors là, les 24*200 mètres, je vais jamais  les finir, c’est trop dur… »

Deux fois par semaines, j’ai fini ma séance en entier (sauf en cas de blessures), j’en suis fière et heureuse.

de la bienveillance: bon, sans rompre un grand secret, je suis largement la moins bonne de mon club. Je pourrais mettre ça sur le dos de mon grand âge, de mes 1m53 ou de mon non-passé de sportive mais en tous les cas, il est un fait que je suis  dans les plus lentes. Et ça m’est totalement égal.

L’entraînement est pour moi un moment de non-jugement absolu, où chacun vient avec son bagage et où chacun est traité de la même façon et encouragé pareil. Voire un peu plus encouragé quand on n’a pas les Dieux du Stade pour soi.

J’ai conscience que ce n’est peut être pas le cas dans tous les clubs et que j’ai de la chance mais quelle bouffée d’oxygène.

-une meilleure connaissance de soi: en club on passe le fameux test dit de VMA (Vitesse Maximale Aérobie)- non, je ne commence pas à vous sortir des acronymes à tout-va.

La VMA c’est un peu comme votre vitesse de référence qui vous permet de calculer les vitesses auxquelles vous devez faire vos séances pour progresser.

La plupart des gens ne connaissent pas leur VMA et courent « aux sensations », et c’est très bien ainsi. Mais dès que l’on commence à s’entraîner pour un semi-marathon par exemple, la connaître représente alors un vrai plus.

En club, on passe des tests qui permettent de l’évaluer précisément environ deux fois par an. Une bonne façon de voir au passage si on la fait augmenter et donc, si l’on progresse.

de la sécurité: je suis une fille pas très grande (attention, un euphémisme se cache dans cette phrase, sauras-tu le trouver ?)  et je ne m’amuserais pas à courir seule de nuit au bois de Vincennes ou le long des Maréchaux pour rejoindre ledit bois. Mais avec quelques grands gaillards et des copines, pas de soucis.

-la santé:  Bon, c’est un peu ironique sachant que j’ai passé ma première année à aller de kinés en traumatologues, mais en théorie, courir en club oblige à s’échauffer, à s’étirer, à se renforcer et à faire des gammes.

Autant de choses obligatoires pour courir souvent et sans se bousiller trop les articulations et le reste. Avouez que seul(e) vous ne faites pas tout ça….allez…

Bon ces points ne sont que quelques-uns de bénéfices que je retire du club. Je ne sais pas si ça aura suffit à vous convaincre mais en tous cas, je n’envisage pas de retour en arrière possible. L’essayer, c’est l’adopter.

NB du 8 janvier 2014

J’en profite pour passer un message à nos politiques: faites donc trainer plus les enfants sur les pistes d’athlé, c’est une école de la tolérance, du partage et  du dépassement de soi qui évite à coup sûr que les mêmes ne se retrouvent dans des imprimeries ou des épicerie cacher des années après, complètement paumés.

 

 

 

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7 Comments

  • Reply
    Clara
    12 janvier 2015 at 13 h 39 min

    Coucou

    J’ai découvert ton blog au début de l’année et depuis j’y fais tous les jours un tour dessus histoire de voir ce que tu as posté :)
    Je voulais savoir s’il était possible que tu postes un article avec des exemples d’exercice de fractionnés par exemple ou d’autres exercices « ludiques » pour progresser en running. Je pratique quasiment tous les jours mais plutôt des sorties entre 5-10km sans varier beaucoup mon rythme… ce serait top si tu pouvais nous donner qq idées d’exercices en plus à pratiquer :)
    Merci :)

    • Reply
      elise
      13 janvier 2015 at 21 h 26 min

      bonjour Clara,

      Très bonne idée, c’est entendu, je vais faire un article sur le fractionné pour débutants (ou disons pour gens pas encore totalement aguerris….)

      Merci !

    • Reply
      elise
      18 janvier 2015 at 20 h 06 min

      Et voilà Clara, un premier article sur le fractonné !

  • Reply
    vanessa
    21 janvier 2015 at 0 h 33 min

    tu m’as convaincue !

    bon c’est pas encore gagné que les clubs contactés m’acceptent … mais peut être qu’avec des séances de fractionnés (tu m’as convaincue – bis) ce sera bon à la rentrée prochaine !

    donc un triple remerciement ( pour les – bonnes- idées, la motivation … et une future réussite !)
    v

  • Reply
    Sabine
    13 février 2015 at 15 h 38 min

    Merci pour le « NB du 8 janvier 2014 » !
    J’adhère complètement.
    Leur donner la possibilité de faire du sport est une des meilleures choses qu’on peut offrir à nos enfants.
    J’ai deux garçons, l’un s’éclate au rugby, l’autre à l’athlé, et ils nagent.
    Avec l’école et leurs sports, ils n’ont pas le temps de traîner et faire des conneries.

  • Reply
    Two years (and counting) Thank God I run Thank God I run
    8 juin 2015 at 22 h 00 min

    […] me suis fait une deuxième famille de copains, dont je vous parle tout le temps. Je sais comment faire face au stress quand il se présente trop fort. Je connais mieux mes limites […]

  • Reply
    Un club pour la vie Thank God I run Thank God I run
    10 octobre 2015 at 19 h 55 min

    […] le raconte là, et j’en parle aussi là. Pour vous donner une idée à la course de Nike de 2013 je mettais 1h01 pour faire 10km. Je mets […]

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