LIFESTYLE TRAINING

No running today

foamrollerDepuis quelques jours, un terrible mal de dos m’empêche de courir et de nager.

En soi, ce n’est pas un drame vu que je suis en récupération et qu’en plus, j’ai dû m’occuper de mes loulous cette semaine alors que d’habitude, je les laisse lâchement à leur père.

Mais force est de constater que je ne le vis pas très bien. Il y a ces baisses d’endorphines dont je vous parlais dans l’article précédent engendrant mauvaise humeur et accès de (petit) déprime. Et une grosse inquiétude sur le mode: « deux semaines sans courir, mon Dieu je vais prendre deux kilos/ passer à 12 de VMA/ avoir les cuisses en chamallow/me laisser aller et ne plus jamais pouvoir reprendre ».

Je ne pense pas être bigorexique, n’ai jamais fait passer le sport avant ma famille ou mon travail (même si je dis souvent à mes copines « ce soir je ne peux pas, j’ai athlé « ) et pourtant, je n’ai qu’une hâte, reprendre l’entrainement.

Tout cela me rappelle l’an dernier.
Après un début de saison musclée (ma première saison donc), le verdict est tombé le lendemain de Noël à la lecture de la scintigraphie: double fracture de fatigue, 3 mois d’arrêt complet de la course à pied.

Je me souviens avoir dit au traumatologue « euh, vous voulez dire que je dois y aller plus mollo sur les séances, passer de trois fois à deux fois par semaine peut être ?« . Et lui de me répondre: « c’est simple, si vous continuez de courir, même un peu, votre cheville va se rompre pour de vrai et vous serez plâtrée. Des deux jambes. C’est ce que vous voulez ? ».

Du coup, j’avais foncé dans un Décathlon pour m’acheter un maillot/une serviette/des lunettes et un bonnet et direction la piscine le soir même.

C’est ce qui m’a « sauvée » de la déprime totale. En trois mois, j’ai du coup appris à nager un crawl décent et limité la déconfiture à +2 kilos sur la balance.

J’en avais aussi profité pour reprendre les cours de yoga ashtanga -délaissés depuis que je cours par manque de temps- mais tellement bénéfiques sur le corps et sur le mental.

Grâce à mon coach, j’ai aussi repris assez vite les séances intenses de musculation, allant jusqu’à faire 500 abdos certains soirs (si, si, on comptait).

Finalement, je suis peut être bigorexique.

Après 3 mois de ce régime, j’ai recommencé la course de la façon la plus frustrante possible: 1 minute de course alternée avec 1 minute de marche.
D’abord 5 fois la première semaine, puis 6 la deuxième etc, vous voyez le topo. De quoi devenir dingue.

Je garde un très mauvais souvenir de cette période mais je sais aussi que rares sont les sportifs échappant aux blessures surtout en endurance.

Depuis peu, il y a de nombreux groupes qui se créent autour de marques ou de personnalités du sport et qui sont ouverts aux débutants (comme les excellentes #boostbattle d’Adidas).
Sans un warning clair, les risques de blessures pour les néophytes sont réels. Pour courir avec le groupe dans une ambiance conviviale et voir ses copains, on va au delà de ses limites ou on augmente trop rapidement le kilométrage.

Ce fut sans doute mon cas. Passant de 4x 6km à 4 x 10km en très peu de temps, avec deux séances de fractionnés par semaine. Très facile de ne pas se rendre compte, d’être grisé par les effets positifs du sport entre potes (ou même seul parfois). En course à pied en plus, les progrès sont fulgurants au départ. Quelqu’un qui ne pouvait finir un 5K se retrouve très facilement à en courir 15 en quelques mois.

Donc quand on débute, on se force à limiter la dose.
Surtout si le corps n’a pas été habitué à un effort intense et prolongé dans le passé (en gros, si on n’a jamais été un grand sportif dans sa jeunesse).
Surtout sans encadrement.

La première année, on limite le fractionné à une séance par semaine.
On n’augmente son kilométrage que de 10% par semaine. Et on force en revanche l’intensité sur le renforcement musculaire qui permet aux muscles de mieux protéger les articulations et sur les gammes et étirements.

Et on évite de penser faire un marathon si on court depuis 6 mois.

Bref, tout ce que je n’ai pas fait. Mais c’est bien connu, il faut se brûler les ailes une fois quinze fois pour ne plus recommencer.

Et vous vous vous êtes déjà blessé ?

You Might Also Like

17 Comments

  • Reply
    Marie
    26 avril 2015 at 8 h 32 min

    Je me reconnais exactement dans ce que tu décris. J’ai repris la course en janvier après pas mal d’années d’arrêt et j’ai vraiment du mal à me raisonner pour limiter mon kilométrage chaque semaine. Comme tu le dis les progres sont rapides et puis on devient vite accro. Je vais quand même essayer de ne pas me blesser car je suis totalement allergique à la piscine….

    • Reply
      elise
      26 avril 2015 at 20 h 16 min

      oui Marie, le secret restant de vraiment s’écouter. La moindre douleur, on calme le jeu et on fonce chez le kiné !

  • Reply
    Charlotte
    26 avril 2015 at 8 h 36 min

    Non, je ne me suis jamais blessé depuis que je cours (8 mois).
    Pas nécessairement parce que je suis raisonnable, je pense que c’est surtout une question d’âge (j’ai 22 ans) et de passé sportif (j’étais super sportive quand j’étais ado avec un arrêt total à 18 ans quand j’ai commencé mes études pff mais quelle connerie).
    Allez courage Elise, c’est un mal pour un bien même si je comprends totalement la frustration que cela engendre !

    D’ailleurs, tu penses que je suis tarée de vouloir courir un marathon avec seulement 18 mois de pratique ou est-ce qu’avec l’entraînement adaptée ça passe?

    • Reply
      elise
      26 avril 2015 at 21 h 26 min

      Charlotte, je pense en effet que plus que l’âge, c’est ton passé de sportive qui te protège. Quant au marathon, je pense que c’est jouable avec 18 mois d’entrainement mais je ne te conseillerais pas de le faire à 22 ans.

      Je te laisse lire cet article http://rmcsport.bfmtv.com/rmc-running/a-age-peut-on-courir-premier-marathon-608183.html mais en gros, à 22 ans tu sors tout juste de la période de croissance des os et un marathon c’est vraiment très violent. Tu auras tout le temps d’en faire après ! Autant faire de la vitesse tant que tu le peux encore.

      • Reply
        Charlotte
        27 avril 2015 at 7 h 33 min

        Oh la la mais c’est pas cool du tout cet article Elise! (j’avoue, ça ne me décourage qu’à moitié même si je trouve ça super intéressant :) ).
        Bon de toute façon j’ai encore un peu le temps d’y penser, sachant que dans la prépa marathon il y a fractionnés+renforcement, 2 trucs que je déteste (surtout le renforcement qui s’apparente à de la torture moderne pour moi) !

  • Reply
    alice
    26 avril 2015 at 9 h 56 min

    Ah, comme je te comprends! Mais tout cela n’est que passager, tu vas bientôt te sentir mieux et pouvoir reprendre, mieux et pour plus longtemps car on apprend de ses blessures, en serrant les dents certes…
    Je cours depuis longtemps, avec des périodes d’arrêt plus ou moins longues, mais j’ai toujours recommencé. Quand j’avais 25 ans (far far ago ;), j’avais du arrêter un long moment à cause d’un ménisque douloureux, il faut dire que les chaussures étaient très limite à cette époque… Et depuis deux mois, je ronge mon frein à cause d’une aponévrosite plantaire, nom compliqué d’une blessure vraiment pénible, pas tant par le niveau de douleur que par la persistance de celle-ci et le fait que le moindre pas te rappelle à l’ordre, du lever au coucher… Je pense que j’ai fait deux erreurs: j’ai trop couru le mois qui précède cette blessure et je me suis laissée convaincre de changer de modèle de chaussures alors que je n’avais jamais eu de problème avec les anciennes. Pourtant, vu mon âge avancé (mais je n’ai pas dit mon dernier mot!), je suis prudente, je ne fais pas de courses pour ne pas courir sur le dur, j’alterne running et piscine, etc. Mais la blessure ne semble jamais juste! Même si on sait qu’on a sans doute -un peu, beaucoup- tiré sur la corde.
    Parfois, comme ce matin, j’ai moins mal. Les séances de kiné commencent -elles à agir? Mais maintenant je le sais: « Running is a gift! »
    Je te souhaite une bonne journée, profite de tes petits loulous, eux aussi c’est cadeau 😉

    • Reply
      elise
      26 avril 2015 at 21 h 27 min

      Oui en effet, on profite pas mal des enfants en ce moment, c’est top. Et l’aponévrosite, je n’en ai jamais eu mais c’est ma hantise car en effet, dur de s’en débarasser….

  • Reply
    lilou75
    26 avril 2015 at 15 h 05 min

    Aie bon courage. Ce doit être très frustant de ne pas pouvoir courir. J’ai la chance de ne m’être jamais blessée mais comme je cours régulièrement 15 ans je pense y être allée toujours mollo. Typiquement je me suis arrêtée assez vite pendant mes grossesse (4eme mois) meme si une pratique soft est possible et j’ai repris pas très rapidement post grossesse. Pour certains ce serait peut être vite car j’ai couru mon marathon quand mon fils avait 13 mois. Je suis d’accord avec mon petit warning : il ne faut pas brûler les étapes. Là j’ai repris il y a un an (post 2eme grossesse) et j’ai eu la chance d’être coachée et vraiment le coach me disait de ne pas vouloir en faire trop au début. Notamment j’avais perdu du muscle (normal pendant une grossesse) et du coup j’avais pas suffisamment de gainage pour adopter la bonne posture (en gros je courais comme une marionnette ). Bref, bon courage et j’espère que cela se remettra vite. Et peut etre aurais je l’occasion de te croiser car j’ai vu sur ton instagram que tu courais parfois à montsouris (je traverse montsouris pour plutôt aller à cite u).

    • Reply
      elise
      26 avril 2015 at 21 h 28 min

      Oui Lilou, je cours beaucoup à Montsouris et séances à Cité U avec le groupe. A bientôt peut être….

  • Reply
    RENARDEAU
    26 avril 2015 at 18 h 26 min

    Bon raison de plus pour continuer à manger du beurre de cacahuètes hein

  • Reply
    Betty
    27 avril 2015 at 13 h 09 min

    Bonjour Elise!
    Félicitations pour ce marathon. C’était sympa de suivre ta préparation et te voir aller au bout de l’effort et réussir!
    Je ne cours plus depuis 5 /6 mois suite à des douleurs au dos, mais nous en avions déjà parlé ici.
    Ma question, à laquelle tu as peut-être des éléments de réponse?
    Que penses-tu de la course sur tapis? Je sais qu’il y a maintenant des équipements vraiment super.
    Y as-tu déjà pensé comme une bonne alternative? Je me demande si cela me serait moins préjudiciable pour le dos.
    Merci et encore bravo!

  • Reply
    Naelle - Once in Paris
    4 mai 2015 at 20 h 27 min

    oh lala l’horreur de cette annonce, je n’ose même pas imaginer comment tu as du te sentir.. j’ai eu une blessure qui m’a également fait arreter pendant 3 mois, et comme toi, cela m’a enfait permis d’apprendre à nager (enfin, à nager correctement et plus à patoger! :)

  • Reply
    Jenn
    11 juin 2015 at 8 h 02 min

    Bonjour, oh la la si tu savais comme je te comprends et partage ta peine, je te souhaite plein de courage… Je suis également blessée (le 14/06 cela fera 6 semaines que je n’ai pas chaussé mes Brooks), j’ai eu en sortie longue une douleur sous la fesse gauche qui le lendemain matin était absolument insupportable, c’est simple j’avais l’impression de m’être cassé le coccyx bref tendinite des ischio, pubalgie, la totale . Je ne suis pas allé chez le médecin car je savais qu’elle m’aurait mise en arrêt et je ne pouvais pas faire ça à mes collègues, cela tombait vraiment mal alors comme a mon habitude j’ai pris sur moi !!!!! Quelle co*** ! Je souffrais, pouvais à peine poser le pied parterre, j’ai compensé avec l’autre coté de ce fait et maintenant cela fait 1 semaine que je me suis déclenchée une sciatique de l’autre côté …. Il faut savoir écouter son corps et ses alarmes, je m’en bouffe les doigts de ne pas avoir consulté et avoir fais l’autruche en espérant un miracle, maintenant j’ai peur de me ramollir, d’avoir 2 de VMA et de ne plus jamais pouvoir courir tout comme toi. Je pense essayer d’aller a la musculation pour pas trop perdre, mais aujourd’hui je me dis « qu’il vaut mieux un entraînement de moins, que l’ entraînement de trop » …. Bon courage a toi.

    • Reply
      elise
      11 juin 2015 at 9 h 03 min

      « 2 de VMA », tu me fais rire… je pense que c’est ce qui va m’arriver quand je vais reprendre. Sinon y a la piscine, j’ai tenté hier et en ce moment c’est quand même vraiment pas mal la pistoche…

      • Reply
        Jenn
        11 juin 2015 at 9 h 41 min

        Oui je sais mais j’aime vraiment pas ça la piscine !! Pour aller courir je suis toujours dispo, peu importe le temps, l’heure… Mais je n’arrive pas à me décider et surtout à me motiver lorsqu’il s’agit de faire autre chose.

  • Reply
    De la pression – Thank God I run
    9 février 2016 at 15 h 36 min

    […] états pas possibles si je devais rater une séance de sport. Que dire de ma première blessure, qui m’a empêchée de courir le marathon il y a deux ans […]

  • Reply
    roger florence
    26 mars 2016 at 22 h 57 min

    bon à mon tour de poster,
    voilà le verdict est tombé cette semaine suite à la radio, 3 mois d’arrêt, je pensais que la médecin mentionnerait 1 mois pas plus, ben non, première vraie blessure depuis deux ans que je cours chaque week-end, fallait bien que ça arrive. la fameuse blessure du genou, non pas l’essuie-glace mais de la même famille, la rotule , ah si l’année dernière le psoas qui avait pris un peu et qui se réveille de temps à autre..haha, je refais mon trajet des bois mais en marchant à cadence ralentie pour l’instant avec le casque sur les oreilles, histoire de faire passer la pilule, je n’ai pas remis les pieds à la piscine, du moins pour l’instant, et puis comme c’était le cas aujourd’hui, ma grande ballade des bois où je les croise tous à faire le jogging ! et moi non, je m’assoie puis je reprends la marche..
    histoire d’évacuer ce quotidien au travail ou autres tracasseries indigestes, j’avoue c’est le week-end de Pâques, mais le soir les quelques carrés de chocolat noir à 70 % me font un bien fou, ah oui, je suis ménopausée depuis peu ! et j’ai qu’une envie reprendre le running ..vivement cet été
    merci pour ton article et j’espère pouvoir te lire de nouveau,

  • Leave a Reply