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Comment on passe de femme normale à aspirante marathonienne

Screen Shot 2015-01-13 at 23.15.05Lectrice, cet article te concerne.

Si, si, toi . Toi qui cours le dimanche (surtout quand il fait beau) 6 ou 7 kilomètres max, pas loin de chez toi et sans jamais regarder le temps qu’il te faut pour les parcourir, ces 7 bornes.

Toi qui portes pour courir un t-shirt en coton sur un soutif normal avec juste une paire de baskets Décath aux pieds.

Oui, tu sais, toi qui, embarquée par une copine, as couru ta première Parisienne (ou Odysséa, même combat) cette année.

Tu as aimé ça hein ? L’ambiance grisante de la course, les encouragements sur ton passage, le sentiment de se donner au max.

Et bien fais gaffe.

Voilà, ce qu’il risque de t’arriver si tu n’y prends garde.

D’abord, tu vas un jour courir un peu plus qu’à l’accoutumée. 10 km sans doute, un peu plus d’une heure, poussée par la musique dans ton smartphone (merci Britney).

Forte de ce succès, tu auras l’idée saugrenue de t’inscrire à une course de 10km. Une course de filles sans doute (faut pas déconner quand même) mais un 10K.

Et puis, c’est bien connu, quand on peut courir 10K, on peut courir 20.

Alors un jour, va germer l’idée étrange de t’inscrire à un semi marathon. Pour voir.

Et là, c’est le début de la fin.

Car qui dit semi dit qu’on ne peut plus y arriver rien qu’en s’entrainant le dimanche matin par temps clair et pas après une grosse soirée s’il vous plait.

Donc on passe à deux entrainements, voire plus. On les cale le matin, le midi, le soir, peu importe.  Et on cherche un peu sur le net comment se préparer à son premier semi.

Erreur grossière. A coup sûr lectrice, tu vas tomber sur de très bons blogs comme thankgodIrun.com ou pire, le site de Runners.fr

A coup sûr, tu vas commencer à te dire que le fractionné c’est peut être une bonne idée si tu veux pas te faire ramasser par la voiture-balai.

A coup sûr, tu vas comprendre que courir sans une brassière digne de ce nom est un suicide pour tes seins. Que tes baskets Décath vont peut être pas le faire. Et tu vas investir.

Tant qu’à faire, tu te prends un legging et un t-shirt technique du même coup.

Et là c’est fi-ni, foutu.

Tu es une runneuse maintenant. Rien ne pourra plus te faire dévier de ta route (et des 400 euros investis dans tes fringues de sport, une paire de Loubout’ en soldes quoi, va falloir les rentabiliser).

Après ton premier semi terminé dans une fierté non dissimulée, tu vas sans doute faire deux, trois courses variant du 10K aux courses mythiques de ton coin: Paris-Versailles ou 20K de Paris pour les capitaliennes.

Lectrice, crois-moi, tu vas même finir par comprendre ce qu’est la VMA.

Et un jour, ta copine de sorties longues (oui, maintenant, tu sais ce que c’est qu’une sortie longue, fini le temps où tu tentais à chaque fois de battre ton propre record et où tu terminais tous tes runs rouge comme un lapin sous acide), donc je disais, ta copine de sortie longue te dit :

« ah le marathon très peu pour moi. C’est trop de sacrifices, pas gérable avec une vraie vie,  je m’arrête au semi ».

Et là, toi qui n’avais JAMAIS imaginé faire un jour un marathon, tu commences à y penser. Justement parce que c’est injouable ou du moins que ça a pas l’air facile comme truc.

En en discutant autour de toi, tu apprends que 10 de tes potes en ont couru un (OK, juste une ou deux mais c’est déjà ENORME).

Alors là, c’en est trop. Tu te sens la dernière des nanas à ne pas avoir couru de marathon, il t’en faut un d’urgence, celui de Paris il est quand déjà ?

Oui, oui, je sais, ça veut dire entraînement 4 fois par semaine, même en plein hiver, pas d’alcool (pas d’alcool sans être enceinte ??? WTF ???), une alimentation sans Tagada entre deux réunions ni burger le midi.

Mais ça y est. Avant que tu le saches, ta carte bleue s’est autodégainée et t’a inscrite pour ton premier marathon et ton statut Facebook s’est updaté sur le mode:

« Ca y est, inscrite pour mon premier marathon, trop heureuse »

avec 151 Likes dont celui de ton grand oncle et de TOUS tes collègues.

Tu es cuite. Va falloir le faire maintenant.
T’es pas dans la merde lectrice.

Mais viens pas dire que je n t’avais pas prévenue.

 

NB
Toute ressemblance avec une situation vécue  blablablabla TOTALEMENT fortuite.

 

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13 Comments

  • Reply
    Marie
    14 janvier 2015 at 9 h 15 min

    J’ai couru un marathon il y a dix ans (DEJA ??!?), et c’est un des meilleurs souvenirs de ma vie….J’ai aussi planté une prépa marathon récemment donc j’attends avant de recommencer mais c’est clair qu’on bascule vite de la Parisienne au marathon de Paris. Les discussions sur les gel énergétiques et les sorties longues du dimanche sur courseapied.net me me manquent à mort !!

  • Reply
    Sylvie
    14 janvier 2015 at 9 h 45 min

    très drôle ! je démarre l’entraînement pour le semi de paris après un jogging hebdo de 45 mn …. bon il reste 6 sem ! haut les corps et coeurs…

  • Reply
    EniLaroc
    14 janvier 2015 at 10 h 00 min

    J’adoorrre ton article ! J’en suis à l’étape semi ou je me dis « le marathon c’est pas pour moi ». On verra ce que l’avenir me reserve ^^

  • Reply
    Violette in Paris
    14 janvier 2015 at 20 h 21 min

    Rholala je suis cuite, je suis dans la phase où je me dis « tiens la course royale de juin – 15km – ça peut être cool ! » Et je compte faire des doldes running ! Il manquerait plus que j’en parle le soir avec mon mec … Et mince je lui pique déjà ses Joggeur magazines :-)

    • Reply
      elise
      14 janvier 2015 at 22 h 38 min

      clairement Violette, tu es mal barrée … 😉

  • Reply
    lilou
    14 janvier 2015 at 22 h 15 min

    On ne bascule pas toutes si vite quand même

  • Reply
    Florence Legros
    14 janvier 2015 at 22 h 22 min

    Ha,ha ! Trop drôle et tellement juste. J’ai ri toute seule en le lisant.

  • Reply
    Sophie
    15 janvier 2015 at 16 h 08 min

    Excellent article, je m’y retrouve tellement !

    J’ai décidé de courir un marathon en septembre 2013 avec quelques collègues alors que nous attendions dans le sas le départ de la Parisienne. L’une d’entre nous a lancé un « Et si nous faisions le marathon de Paris? ». On a toutes répondu « chiche » en chœur ! Le lendemain je me suis dit que j’étais folle mais impossible de lâcher mes collègues, trop fière.
    On est tombées dans la spirale de l’entrainement, des fractionnés, des sorties longues, puis je me suis dit que ce serait bien de courir un semi un mois avant le marathon. Tant qu’à faire.
    Un peu de douleur mais surtout beaucoup de plaisir, aucune de nous n’a abandonné, je recommencerai c’est sûr !

  • Reply
    Préparation marathon part 1 |
    21 janvier 2015 at 22 h 58 min

    […] vous avez suivi les épisodes précédents, vous savez donc que je suis inscrite  au marathon de Paris pour la deuxième fois, mais que je […]

  • Reply
    co de contes
    28 janvier 2015 at 14 h 20 min

    Lol…euh tu parles de moi là…et de ma copine Claire et de sa cousine. Un défi de filles un peu folles …et nos mecs ont dit banco…yapluka

  • Reply
    Sabine
    13 février 2015 at 15 h 24 min

    C’est tellement moi ! Ou presque…
    J’ai commencé à courir il y a 3 ans pour perdre du poids.
    J’ai toujours dé-tes-té courir. A l’école j’ai préféré encourager ceux et celles qui savaient courir sans cracher leurs poumons. Ceux qui étaient sportifs…
    Donc il y a 3 ans, j’ai commencé à courir et ma première course était la Parisienne… Puis les 10km de Nike… Puis plein d’autres 10km… Puis Paris-Versailles… Puis le Semi de Paris… (entretemps j’avais perdu tous le poids que je voulais perdre – magique !)
    Puis grosse faute de débutante : je suis allée encourager mes copains qui couraient le Marathon de Paris en 2014. Et c’était foutu pour moi. Je suis rentrée et je me suis inscrite aux pré-inscriptions pour le Marathon de Paris en 2015. Et quand j’ai reçu le mail m’annonçant que j’avais « le droit » de m’inscrire au marathon avant « tous les autres » (sont forts en marketing faut dire), j’ai sauté dans tous les sens comme si j’avais gagné au loto. Et je me suis inscrite.
    Et me voilà avec mon plan d’entraînement pour le marathon à respecter, le devoir de « vivre sainement » tout d’un coup et l’excitation qui monte qui monte qui monte.
    C’est beau !

  • Reply
    Lucie
    22 juin 2015 at 10 h 14 min

    Excellent cet article! Je découvre ton blog par les tours et les détours du Net (et par la grâce d’une certaine Caro 😉 ) et je lis avec plaisir tes billets à la fois drôles et techniques qui… bizarrement, me parlent de moi, parfois! Me voila accro à thanks god I run, c’est malin…
    J’en suis à l’étape semi de ton histoire, et c’est exactement ca. Bon, j’ai un mari marathonien dont je fais la groupie depuis pas mal d’années, qui me coache gentiment depuis que je me suis mise à courir un peu plus sérieusement (bon, OK, qui cache un sourire condescendant non encourageant quand je suis toute fiérote d’être passée au dessus de la barre des 10km), mais voila, j’ai investi dans de super top chaussures qui valent une blinde, des vêtements techniques, tout ca tout ca, et avec ma cops, on essaie (laborieusement) de faire du fractionné (bref, d’atteindre difficilement du km/h sur 200m ah ah). Et pour l’instant, j’en suis aussi au marathon qui ne passera pas par moi (avoir vu mon chéri en baver des ronds de chapeau m’a un peu vaccinée, et puis va gérer 2 divas pré-marathonniennes avec 2 enfants de moins de 10 ans et des boulots à plein temps, hmmmm? ), mais qui sait?

  • Reply
    Lucie
    22 juin 2015 at 10 h 14 min

    Excellent cet article! Je découvre ton blog par les tours et les détours du Net (et par la grâce d’une certaine Caro 😉 ) et je lis avec plaisir tes billets à la fois drôles et techniques qui… bizarrement, me parlent de moi, parfois! Me voila accro à thanks god I run, c’est malin…
    J’en suis à l’étape semi de ton histoire, et c’est exactement ca. Bon, j’ai un mari marathonien dont je fais la groupie depuis pas mal d’années, qui me coache gentiment depuis que je me suis mise à courir un peu plus sérieusement (bon, OK, qui cache un sourire condescendant non encourageant quand je suis toute fiérote d’être passée au dessus de la barre des 10km), mais voila, j’ai investi dans de super top chaussures qui valent une blinde, des vêtements techniques, tout ca tout ca, et avec ma cops, on essaie (laborieusement) de faire du fractionné (bref, d’atteindre difficilement du km/h sur 200m ah ah). Et pour l’instant, j’en suis aussi au marathon qui ne passera pas par moi (avoir vu mon chéri en baver des ronds de chapeau m’a un peu vaccinée, et puis va gérer 2 divas pré-marathonniennes avec 2 enfants de moins de 10 ans et des boulots à plein temps, hmmmm? ), mais qui sait?

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