COURSES

Les 20km de Paris

Ce mois-ci, j’ai fait un truc débile.

Tu me diras, c’est pas la première fois. En vrai, j’aime même bien parfois défier un peu les lois du « voilà ce qu’on doit faire et ce qu’on doit pas faire  » pour voir si ça marche (enfin, pas tout quand même… ).

Bref, j’ai fait 3 courses en 3 semaines.

Le truc ne sert absolument à rien parce que ton petit corps n’a pas le temps de récupérer entre chaque, que tu multiplies les risques de blessures et qu’accessoirement, peu de chance que tu battes tes records sur chaque.

Dans mon cas, mon objectif était clairement établi: passer sous les 50mn pour 10km  à la course Nike Paris-Centre. Et je m’entrainais pour ça.
Mais quand un dossard est tombé du ciel directement dans mes petites mains pour le Paris-Versailles, je n’ai pas pu dire non. Rappelle-toi, j’étais déçue de ne pas m’être inscrite à temps pour cette course.

Et donc, le vendredi soir où une amie nous a dit « j’ai un copain forfait pour les 20km »,  je me suis dit que c’était un signe (je vois des signes de partout, je sais, faut que j’arrête), que ce dossard il fallait que je le prenne pour boucler la boucle.

Nous voilà donc dimanche matin, 5 ou 6 petits degrés et j’arbore malgré tout un short et quand même un t-shirt manches longues.

Cette fois-ci, pas de copine du club qui le court. J’arrive dans le sas vers 9h et je me cale sous un rayon de soleil. Le départ est normalement prévu à 10h. C’est compter sans une organisation moins rodée que sur les autres courses (bien que je pense qu’en nombre de participants, on est pas très loin du Paris-Versailles) et un plan vigipirate qui ne doit rien arranger.

sas semi

Là on avait déjà très froid, ça se voit ?

10h 40. Je ne suis toujours pas partie mais je suis maintenant congelée. Il y  a bien longtemps que j’ai abandonné toute tentative de réchauffement à base d’exercices sur place.  A yé, j’ai envie de faire pipi avec le froid et l’attente, les speakers sont tellement mauvais que je rêve qu’ils se taisent, je suis énervée de cette situation, vivement qu’on en finisse.

Le sas 1h45mn ouvre et, ô surprise, des toilettes nous attendent au niveau du premier sas.  15mn de queue plus tard, je m’élance. « Tiens un arche, ce serait donc la ligne de départ ? ah nan, tiens, pourquoi ils marchent tous ? j’ai donc lancé ma montre pour rien, c’est pas là le départ… »
Rien à dire, ce départ est des plus mal foutus.

Nous finissons par partir pour de vrai et la situation s’arrange. Il y a de la place pour courir (bien plus qu’au 10km), le soleil se montre généreux et les allées du 16ème plutôt sympas à arpenter.

Sauf que:

1/ je suis partie trop vite pour me réchauffer du coup, et mes muscles et articulations sont à froid total
2/ très vite ça monte

En moins de deux kilomètres, j’ai un point de côté qui durera toute la course. Plutôt désagréable pour moi qui voulais faire une sortie longue pour profiter du paysage.
Bon, à d’autres la sortie longue.

Même quand je suis sincèrement convaincue que je vais y aller mollo, je ne peux m’empêcher de regarder ma montre et de me dire des trucs du style :

« quand même, ce serait pas mal que tu ne mettes pas plus de 45mn Elise hein »
« tiens, si j’essayais de courir vite tout le premier 10k pour voir en combien de temps je le passe ? »
« allez, je speede sur encore deux kilomètres et après on verra ».

Bref, à ce petit jeu, j’ai passé le 10km en 50mn35 secondes, et plus les kilomètres passaient, plus j’étais en forme.
J’ai donc fini les 20km en 1h39mn et… 57 secondes.

Au début, j’ai un peu douté, rapport à une montre capricieuse mais oui, je suis bien sous les 1h40 (de peu, certes).

Petit rappel: l’an dernier, je suais sang et eau pour faire 50mn43sec au 10km. Cette année je les passe facile en première partie de course (et deuxième aussi donc).

Il y a deux ans, je finissais mon meilleur semi en 1h52. Cette année, ce temps me laisse espérer de façon réaliste un 1h 45mn (si je me colle pas deux courses les deux semaines précédentes).

Les raisons de ces trois temps un peu inespérés ? Je pense que l’entrainement croisé n’ y est pas pour rien. Même si j’ai freiné abandonné sur le vélo depuis ma chute, j’en ai fait pas mal en début d’été et en septembre. Et je nage régulièrement aussi.

Je fais aussi pas mal de fractionnés courts en entraînement d’athlé et l’air de rien, ça marche bien.

Et puis bien sûr, perdre du poids c’est forcément perdre des minutes sur le compteur.

Pour les courses, je m’arrête là pour octobre. La prochaine sera l’Ekiden en novembre avec les copines.  Et dès la fin de l’hiver, le début de la prépa marathon/ half iron man.

Pour le moment, tentative de reprendre un entraînement régulier et de remonter sur un vélo ce week-end.
Et vous, comment se sont passées les courses de la rentrée ?

 

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4 Comments

  • Reply
    Kotkaa
    13 octobre 2016 at 22 h 14 min

    Top !
    Tes posts me motivent car à bientôt 40 ans avec 2 ans de course ils me font sentir que je peux encore progresser. Bon mes entraînements sont moins calibrés mais fractionné dans mes 3 entraînements course et natation 1 à 2 fois par semaine m’ont fait passer un nouveau cap ces dernières semaines. 1h58 au semi en mars, 1h51 il y a 15 jours, je suis à bloc pour continuer :)

  • Reply
    Sylvain
    14 octobre 2016 at 9 h 20 min

    Bravo, c’est le travail qui paye ! Mais prends bien le temps de récupérer car oui, c’est une bêtise de faire 3 courses en 3 semaines 😉

  • Reply
    Gabrielle
    14 octobre 2016 at 14 h 08 min

    Mais on ne t’arrête plus ! Excès inverse de mon côté, c’est à dire absence totale de courses depuis mon triathlon de septembre, du coup forcément la motivation en baisse et les performances aussi… donc ton post tombe à point pour me redonner un grand coup de pied au c.. et reprendre sérieusement les fractionnés courts !

  • Reply
    Mat0x4e
    15 octobre 2016 at 10 h 30 min

    Quand on aime, on ne compte pas ! ^^

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