SANTE TRAINING

La blessure

Non, je n’ai pas renoncé à tout jamais au blogging, non, je n’ai pas disparu, je vous aime bien trop (oui, même toi là-bas, qui me trolles mes articles. Parce que figurez-vous que ce blog compte un troll drôle –la plupart du temps– et intelligent, quelle chance non ?), mais je digresse.

Il y a une raison à mon silence. Parler de sport m’est devenu très difficile.

La dernière fois, je vous racontais toute fiéraude mes objectifs pour la saison, fingers in the nose (enfin, façon de parler hein). Il faut dire que depuis que j’avais commencé le triathlon, pas une blessure, même pas un petit TFL. PLEINE FORME.

Et donc, la semaine suivante, forte de mes supers résolutions, je rentre chez moi en courant après le taf un vendredi soir.

11 bornes.

Le samedi matin, je trouve rien de mieux que de me faire une petite sortie longue. 18 bornes.
Intelligent quoi.

Au 17ème kilomètre. Douleur aiguë sur le côté du pied. Pas grave, j’accélère.
Une fois bouclés mes 18 km, c’est bien simple je ne pouvais plus marcher.

J’ai cru (et mes toubibs avec) à une fracture de fatigue l’espace de 48h, le temps de consulter un copain chiropracteur (béni soit-il) et ma copine kiné-ostéo, un médecin du sport, de faire une radio et une IRM (en pleurant pour avoir un RV au plus vite, of course). Rien que ça.

Verdict: tenosynovite des tendons fibulaires. Une banale tendinite quoi. J’ai failli embrasser la radiologue – en fait, je l’ai embrassée je crois bien me souvenir.
Une tendinite, c’est 3 semaines grosso modo (vs 6 mois pour une fracture de fatigue si tu comptes la remise en route). Mon marathon est sauvé.

Enfin ça c’est ce que je croyais. Parce que la Elise, bon ben elle fait pas QUE les conneries à moitié. Nan, je me soigne correctement. Arrêt du running (de toutes façons je pouvais à peine marcher, alors courir…), argile tous les soirs, massages chez ma kiné préférée. Et tentative de reprise quelques semaines plus tard EN DOUCEUR (7km footing).

Et toujours aie.

Rebelote sur la semaine suivante. Les 6km footing du vendredi passent bien. Et les 5 km un peu soutenus du samedi midi (ben quoi ? j’avais eu une contrariété dans ma vie perso, ma façon de la faire passer, c’est courir), un tantinet moins bien.

Retour à la case départ sans passer par la prison.

Et là, adieu veaux, vaches, semi-marathon de Paris.

Comment je survis ? En mangeant.

Je t’ai dit. Je suis une nana très saine dans mes comportements, pas du tout dans le tout ou rien.

Je rigole mais en vrai, je rigole pas du tout dans ma tête. Le running me manque cruellement. Alors je tente de compenser par du vélo le week-end. Et de maintenir la natation tant bien que mal (parce qu’en plus, je n’arrive plus à en caser le midi, trop de travail).

sortie velo

#compensation

Et je garde espoir pour le marathon, même si le sub 4h ne me semble plus jouable (surtout vu les kilos que je vais me prendre dans la vue si je continue comme ça…)

Dis-moi que ça t’es déjà arrivé lecteur, besoin de réconfort sportif….
Et promis, j’ai quand même un ou deux articles sous la main alors stay tuned.

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13 Comments

  • Reply
    Karine
    1 mars 2017 at 23 h 36 min

    Moi aussi je me suis blessée au 17ème km sur le mdp… déception. Mais garde le moral, tu seras de nouveau bientôt en forme, prête pour la suite.

  • Reply
    Severine
    2 mars 2017 at 7 h 23 min

    Maudite vache! Juron de mon fils, n’y voit surtout pas là une qulconque allusion à ta personne, oui je sais cet enfant est oarfois surprenant)
    Bref, c’est la chienlit la blessure, je compatis à mort….pour la blessure, pour le boulot. Alors oui, ça fait oartie de la vie du sportif mais crotte de bique, on s’en passerait bien
    Courage et des bises

  • Reply
    Sabine
    2 mars 2017 at 10 h 06 min

    Hiiiiiinnnnn ! Ma pauvre… Qu’est-ce que je peux te comprendre…
    J’ai été HS pendant 4 mois à cause d’une tendinite de talon d’Achilles.
    J’ai raté Paris-Versailles, un semi, un marathon. Je voulais faire l’ecotrail 30km, mais ne peux faire que le 18km par manque de préparation (si je n’ai pas de rechute jusqu’à là…).
    Et je n’ai même pas pu compenser par la natation car je suis également blessée à l’épaule. La cata !
    Mais doucement et sûrement (et raisonnablement), on remonte la pente et on devient plus fort qu’avant (et on apprend à mieux écouter son corps).
    Courage !!!!

  • Reply
    Marie
    2 mars 2017 at 12 h 42 min

    Courage, courage !!
    de mon côté ça fait 2 ans que je me traîne une douleur hanche/fessier/genou (TFL, syndrome femoro-patéllaire,…) à chaque visite de doc un nouveau diagnostique… j’ai tout fait, radio, Irm, infiltration, kiné, ostéo… bref en dépression depuis 2 ans!!!!
    je parviens malgré tout à courir 1 fois/sem + vélo de temps en temps , du coup je suis venue à bout de la Marseille Cassis mais bon… on oublie tout objectif de temps.
    prochain course : Paris Saint germain… fingers crossed…
    en tout cas, tout ça pour te dire que patience et repos valent mieux que précipitation !!!

  • Reply
    Gabrielle
    2 mars 2017 at 14 h 29 min

    Zut alors, désolée pour ta blessure ! Jamais blessée de mon côté mais je suis loin d’être aussi forcenée que toi. En revanche je suis mariée à un specimen blessé tous les 4 matins, donc je connais la mauvaise humeur qui va avec… je compatis donc doublement, pour toi et pour ton entourage ! :-)
    Pour voir le bon côté des choses, l’avantage c’est que tu vas augmenter tes entrainements vélos, et ça c’est tout bon pour le triathlon… tu peux aussi tenter la ceinture de flottaison qui permet de courir dans l’eau ? (on doit en trouver chez D4, une copine qui s’est fait une rupture du tendon d’Achille ne jure que par ça…)

  • Reply
    Gabrielle
    2 mars 2017 at 14 h 36 min

    Hop un peu de lecture sur l’aquarunning :
    http://runners.fr/aquarunning-lorsque-l-eau-devient-l-alliee-des-runners/

  • Reply
    anne
    2 mars 2017 at 15 h 23 min

    Bonjour Elise, idem adieux tous les objectifs de l année 2017
    apres une super fin d année 2016 , le 29 decembre : chute sur le verglas
    verdict rupture du ligament croisé
    passée sur le billard il y a une semaine
    patience : plus facile a dire qu a suporter

    Bon courage et bon retablissement
    PS : essaye l aquajogging :)

  • Reply
    Princesse Strudel
    2 mars 2017 at 16 h 13 min

    Aïe… Je suis désolée pour toi. Quand le corps ne suit pas, c’est pénible. Avec ton énergie et ta volonté, tu vas tirer du positif de tout ça: plus de vélo, plus de natation… Je suis certaine que tu en ressortiras renforcée!

  • Reply
    Sophie
    2 mars 2017 at 17 h 06 min

    F…
    Je pense que nombre d’entre nous sont déjà passés par là. Patience est mère de sureté ! (plus facile à dire qu’à faire, mais tu éviteras comme moi de trainer ensuite une tendinite du Tendon d’Achille depuis 9 mois…)
    Et dis-toi que tu vas faire d’énormes progrès en natation et en vélo 😉

  • Reply
    Mat0x4e
    5 mars 2017 at 20 h 22 min

    Aïe … courage ! ^^

  • Reply
    Chickruns
    5 mars 2017 at 21 h 29 min

    Zut!

    Je compatis….J’ai eu une année (oui UNE ANNEE!) blanche (imagine les kilos….!).

    Soigne-toi bien. Profite de la piscine et du vélo.

    Et surtout bon rétablissement.

  • Reply
    renardeau
    7 mars 2017 at 9 h 47 min

    Je suis content d’avoir été élu troll officiel de ce blog 😀
    Du coup comme aujourd’hui je me sens d’humeur sympa, voici mon conseil: masser les trigger points (moi ça avait hyper bien marché quand je m’étais félé le coccys et que je pouvais rien faire car le moindre choc/rebond avec le sol m’arrachait des couinements de douleur)
    http://www.thierrysouccar.com/sport/info/les-trigger-points-quest-ce-que-cest-1049

  • Reply
    blandine
    13 mars 2017 at 10 h 50 min

    dur dur… j’espère que tu vas pouvoir trouver le temps de retourner à la piscine afin d’équilibrer. Yoga ou pilates ne seraient-ils pas pratiquables également??
    Bon courage!

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