LIFESTYLE VELO

J’ai testé: le vélotaf

De retour de vacances, j’espère que tu en as bien profité lecteur.

La rentrée est toujours le moment des bonnes résolutions (version bis, après le 1er janvier), et du “cette année je ne vis plus une vie de cons, je ralentis le rythme et je profite“.

Peut-être t’a t’il déjà traversé l’esprit que se dispenser du métro et des ses grèves/ attentats/ colis piégés/ accidents grave de voyageurs/ problèmes de catenaires/merci de votre compréhension… pourrait être une des réponses (aussi valable pour le tram, bus, RER etc).

Mais voilà, rouler en vélo en agglomération ne te semble pas une très bonne façon de rester en vie plus de 6 mois non plus.
Et je te comprends.

Personnellement, mon trajet pour aller au bureau en transport n’est pas suffisamment pénible pour que ce soit ma seule motivation mais j’avais envie de m’améliorer en vélo, d’augmenter ma dépense calorique quotidienne et je trouvais que c’était un bon exemple pour mes enfants aussi ainsi qu’une façon moderne d’envisager ses déplacements.

Vu mes skills de base en vélo, c’était quand même mal barré. Un ami s’est dévoué il y a 3 ans pour faire le premier trajet avec moi mais Paris sud- Neuilly mettait plus d’une heure et franchement, je le faisais plus dans le cadre de l’entraînement qu’autre chose. Donc une fois/ semaine maximum. En été.

Et puis j’ai changé de travail il y a 3 mois, je suis maintenant en plein coeur de Paris à 20mn de vélo de chez moi, je n’avais plus d’excuses. Je m’y suis mise donc un peu sérieusement, et voilà mes 2,3 tips après quelques mois de vélotaf beaucoup plus réguliers.

    1. On s’équipe
      Ma vie a changé le jour où je suis passée de mon vélo de course (léger certes, mais justement, instable, sans possibilité de monter par devant, sans rangements) à un vélo de ville. Les Décath sont apparemment bien si on ne souhaite pas investir trop mais avec mon 1m53, j’avais besoin d’un vélo vraiment dimensionné pour moi.
      J’ai pris un Ridgeback qui fait 13 kilos (vs 17 kilos je crois pour les D4).
      Depuis, je n’ai de cesse de l’équiper: sacoches imperméables et énormes pour y mettre ordi, shoes, affaires de sport etc, panier pas trop Bernadette, éclairages de compét de chez Knogg.velo urbain

 

    1. On s’équipe bis
      Je sais que certaines filles pédalent en tongs ou en 10mm de talons, mais moi non. Je prends mon vélo en baskets, pour avoir un bon grip. Je porte évidemment TOUJOURS un casque (je dois en trouver un sympa pour la ville… pour le moment je mets mon casque de course). Quand j’arrive au taf, j’ai un peu chaud (plus le fait de monter mon vélo sur un étage que de pédaler)  mais rien qui ne m’empêche de passer la journée dans des conditions décentes pour mon entourage.
    2. On compromise
      Pour le moment, j’ai choisi de commencer le vélotaf au printemps. Je viens de passer l’été, la saison la plus facile. Le challenge va être de continuer toute l’année malgré la météo. Mais je me réserve le droit de retrouver le métro en cas de pluie à verse dès septembre. Malgré l’équipement, ce n’est ni agréable ni très safe de rouler sous la flotte. Il faut que ça reste plaisant tout de même, et je n’ai pas envie de me stresser.
    3. On investit dans l’antivol
      A moins que comme moi, tu n’aies la chance de pouvoir mettre ton vélo dans ton bureau, il va falloir le laisser en ville. Et même, si tu prends un pot ou si tu vas à la psicine après le taf, il faut le poser. Pour avoir une chance de le revoir, j’ai acheté le dernier U de Kryptonite, apparemment assez costaud à craquer (même si bon, rien n’est 100% safe). Et je me fais régulièrement reprendre par mon pote parce que je ne l’accroche pas assez bien (je ne prends quand même pas la roue mais c’est toute une technique pour mettre le cable au bon endroit afin de rendre le vol plus difficile).
    4. On peaufine son trajet
      Depuis que j’ai commencé à aller travailler en vélo j’ai essayé plusieurs variations de trajet (certaines rajoutent un peu de route) jusqu’à trouver la bonne: pour moi ça veut dire le moins de bus possibles (je déteste me retrouver coincée derrière un bus, j’ai compris qu’il ne fallait JAMAIS les dépasser à droite et à gauche je me demande toujours si j’ai la place de passer avec les voitures qui arrivent en face) et le moins de tournants à gauche (essaie de tourner à gauche sur la rue de Rivoli au niveau du Châtelet en venant de la piste cyclable et tu comprendras). En revanche je n’ai rien contre les montées et rouler sans piste cyclable ne me dérange pas (même si en vrai,il commence à y en avoir beaucoup des pistes à Paris).
    5. On oublie ego et compétition
      Si tu es comme moi, s’arrêter à un feu rouge et voir TOUS les autres cyclistes te dépasser pour le griller (y compris Jeanine, 75 ans) peut un brin t’énerver. Voire te faire te sentir une éternelle non-cycliste. Mais j’essaie de me souvenir de deux choses:
      – Jeanine je la rattrappe au feu suivant (où elle doit s’arrêter, pas le choix) de toutes façons vu que je pédale plus vite qu’elle.
      – Le mec en vélib sans casque donc et avec ses écouteurs sur les oreilles, c’est SON problème si il se prend un Deliveroo un peu rapide. Pas le mien.Je ne dis pas que je m’arrête à tous les feux, disons que ceux pour les piétons, je ralentis (au mieux). Mais les vrais feux, oui, je mets pied à terre bien devant les voitures et j’attends. Pareil pour les bus donc. Et je ne slalome toujours pas entre les voitures à l’arrêt. Peut être un jour, mais pas là.
    6. Corrolaire: on n’est pas à la bourre.
      Si je sens que je n’ai pas vraiment le temps, je privilégie les transports. Ils ne sont pas particulièrement plus fiables, mais je ne veux pas être en situation de devoir speeder et de me prendre bêtement un piéton sur une piste cyclable parce que je roulais trop vite. Je suis débutante, j’ai donc des réflexes de débutante, et j’en tiens compte dans ma conduite.
    7. On regarde les progrès.
      Les premières fois que j’ai pris mon vélo dans Paris, je me faisais traiter de connasse toutes les 2 mn (ok j’exagère) ou klaxonner.
      Maintenant, je comprends mieux comment se placer ou justement tourner à gauche. Même si je ne suis sans doute pas la cycliste la plus à l’aise au monde, j’apprivoise la circulation parisienne petit à petit.Quant à mes adresses:-Vélo: je suis allée chez Cyclable, bons conseils même si parfois les vendeurs sont un peu débordés genre le samedi.
      -Equipement: Stéphane chez En selle Marcel a été superCa te donne envie de t’y mettre ? Alors GO ! T’attends quoi ?

 

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