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Free to run

La semaine dernière, je suis allée voir l’avant-première du film Free to Run, invitée par mes copains de Running Heroes.

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Bon déjà, entre nous lecteur, si tu connais pas Running Heroes, tu es quand même un peu neuneu.
Parce que gagner du cadal rien qu’en accumulant les kilomètres de course, ce serait bête de passer à côté. OK, l’offre a évolué et maintenant on gagne surtout des réducs, et je préférais quand on gagnait des “vraies” récompenses (j’avais découvert comme ça l’huile de massage Welleda  entre autres), mais ça vaut toujours le coup.

Mais là n’est pas le propos de cet article.

J’avais donc entendu parler de Free to run, documentaire sur la course de Pierre Morath, mais je ne savais pas du tout à quoi m’attendre.
L’ambiance dans la salle est potache, les organisateurs ont mis un tapis de course, un mur de chaussures Saucony et nous invitent à courir pendant toute la durée du film. Rigolo.

Si le film est bien ? Je pense aller le voir une deuxième fois, c’est te dire.
Si je te dis ça parce que j’ai été invitée et que je suis polie ? Même pas.

Les 100 minutes de ce docu passent vraiment super vite. Bon, ok, si tu n’as jamais chaussé une paire de baskets, peut être un peu moins.  Mais pour tout coureur, et a fortiori pour tous les marathoniens, et marathoniennes, ce serait bête de passer à côté.

La musique est top, le montage chouette et entrainant.

Le sujet ? Le film en traite plusieurs en fait: de l’histoire du marathon de New York (si tu l’as fait ou prévois de le faire alors VAS VOIR CE FILM) aux statuts des athlètes amateurs, en passant par l’histoire des femmes et de la course hors-stade.

Tu savais par exemple que le premier marathon des JO à avoir accepté des femmes a eu lieu à Los Angeles en… 1984.
Ouais, tu vois même toi tu étais né(e) en 1984. Dingue hein.

Le film parle aussi de la vie de Steve Prefontaine.
Bien sûr, tu ne connais peut être pas ce grand homme, comme la plupart de tes congénères français. Moi c’est mon héro depuis que j’ai passé un bout de ma vie a habiter à côté de son stade à Eugene, Oregon.

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Photo par The Happy Rower

Le film parle aussi des dérives du running (marketing à outrance, forcing commercial des courses qui génèrent d’énormes chiffres d’affaires). Pas mal de voir que ce n’est pas un film sans nuances et que le réalisateur a su garder sa clairvoyance et son impartialité.

En sortant, on a envie de mettre sa Suunto à la poubelle (rassurez-vous, je ne l’ai pas fait), de chausser ses plus vieilles baskets, un t-shirt en coton bien lourd et d’aller courir dans la forêt à l’écoute de son corps et de la nature.

Du bonheur en boite quoi.

Pour le prix d’une place de ciné et à partir du 13 avril en salles.
Et vas-y en baskets au cas où.

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14 Comments

  • Reply
    renardeau
    11 avril 2016 at 8 h 29 min

    trop cool le concept j’aurais trop aimé qu’ils fassent pareil pour les projections de supersize me (hamburgers gratos a déguster dans un canap)

  • Reply
    Sophie dans le Ciel
    11 avril 2016 at 10 h 04 min

    Bonjour Elise,
    Merci pour ton post, ça m’a donné envie d’aller le voir. Mais j’ai l’impression qu’il n’est presque pas diffusé. J’habite en Ile de France et je n’ai pas trouvé de cinéma le diffusant : (. Où as-tu réussi à le voir ?
    Bonne journée,
    Sophie

    • Reply
      elise
      11 avril 2016 at 12 h 12 min

      si il passe sur les Champs et au Reflet Medicis a minima.

  • Reply
    Sophie dans le Ciel
    11 avril 2016 at 15 h 29 min

    Merci pour l’info !

  • Reply
    Marie
    12 avril 2016 at 14 h 54 min

    Dans le même genre il paraît qu’il faut lire “Running and being” de George Sheenan. De mon côté j’ai beaucoup aimé les livres de Dean Karnaze : “Run!” et “Ultra marathon man”.

    • Reply
      elise
      14 avril 2016 at 20 h 56 min

      Ah oui, je vais regarder ça, merci Marie. J’avoue qu’avec le sport, la lecture est un peu tombée dans le bas de mes priorités…dur dur de tout faire.

  • Reply
    Sophie dans le Ciel
    12 avril 2016 at 19 h 31 min

    Merci, je vais regarder ! De mon coté, j’ai beaucoup aimé le livre de Murakami : “Autoportrait de l’auteur en coureur de fond”. Je te le recommande : )

    • Reply
      elise
      14 avril 2016 at 20 h 56 min

      Oui en effet, j’avais adoré aussi. Murakami est de toutes façons un grand auteur !

  • Reply
    Caroline
    13 avril 2016 at 17 h 53 min

    Je me souviens du film Prefontaine, vu à l’époque (alors que je n’avais pas d’intérêt pour la course)… L’as-tu vu? Sinon, c’est bien qu’un documentaire pointe les limites du marketing de la course.

    • Reply
      elise
      14 avril 2016 at 20 h 57 min

      Ya un film sur Prefontaine ??? je fonce regarder ça… merci Caroline

  • Reply
    Blandine
    3 juin 2016 at 14 h 56 min

    hello,

    je tombe sur ton blog en cherchant des blogs de course à pieds pour m’inspirer -je viens de m’y mettre en dilettante- mais c’est assez stupéfiant de tomber sur le blog de qqun qui a vécu à Eugene : j’y ai fait une année d’étude! Pas sportive pour un sou à l’époque : c’est donc la copine sportive qui m’y avait rendu visite et avec qui j’ai vu ‘free to run’ qui m’a donné un coup de coude en me disant “hé, mais c’est le campus de Eugene” (ah oui tiens, ca me disait qqchose, tout ce vert et jaune).

    • Reply
      elise
      3 juin 2016 at 16 h 34 min

      AHHH GO DUCKS!! Tu y étais en quelle année Blandine ? j’ai de supers souvenirs de Eugene, je rêve d’y retourner en fait je crois…

  • Reply
    blandine
    4 juin 2016 at 8 h 57 min

    99-2000! Et des souvenirs en demie teinte pour moi, même si cela a été une année très formatrice . Je ne me verrais pas du tout y retourner, mais je regrette d avoir perdu tout lien avec les Etats Unis.

  • Reply
    Blandine
    10 octobre 2016 at 16 h 46 min

    pour le plaisir : https://www.franceinter.fr/emissions/l-oeil-du-tigre/l-oeil-du-tigre-09-octobre-2016

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