MAMAN ET COUREUSE

Emilie : « j’amortis plus mon abonnement au club que ma carte de ciné »

Aujourd’hui je suis ravie d’inaugurer une nouvelle rubrique sur le blog :
MAMAN ET COUREUSE.
Je vais donc vous proposer des portraits de vraies femmes qui s’entrainent régulièrement à la course à pied, trouvant le temps malgré un job, des enfants et parfois encore plein d’autres activités. Des superwomen en somme, comme vous et moi.

photo-5On commence avec Emilie, 35 ans, qui court dans la section Hors Stade du Puc depuis un an et demi.
Emilie a deux garçons de 8 ans et demi et 5 ans dont elle s’occupe en garde alternée. Rédactrice dans une société d’évènementiel, elle jongle en plus avec plein d’activités « extra-professionnelles » autres que la course.

Emilie court un 10K en 52 mn, a fait des trails (18km max) et s’entraine pour passer à 50 mn sur 10K (comme moi !) et faire un semi d’ici la fin de l’année.

  • Comment t’organises-tu pour courir ?

Depuis un an et demi que je suis en club, j’essaie de me rendre le plus souvent possible à l’entraînement. Mon possible est cependant variable selon les semaines. Dans mes semaines idéales, je me rends deux fois par semaine à l’entraînement (19/21 heures) et m’entraîne une fois toute seule, généralement entre midi et deux pour un footing d’une heure ou une séance de fractionnés 30/30 sur piste. Soit trois fois par semaine. Lorsque je n’ai pas le temps, j’essaie de palier par du renforcement musculaire.

  • Qu’est-ce qui t’a motivée à t’inscrire en club ?

Je ne suis pas une grande sportive de nature. J’étais jusqu’à début 2014 plutôt une coureuse du dimanche, la course étant le sport le plus pratique à allier avec un emploi du temps de maman (courir à 21 heures après le coucher des enfants ou à 5 heures avant leur lever). Et comme toute coureuse du dimanche qui se respecte, j’ai commencé par la Parisienne en 2013 (6,7 kilomètres, ça me paraissait Enooorme à l’époque !). Peu à peu, j’ai eu envie de multiplier les sorties et de progresser en technique et en rapidité. L’une des jouissances de la course est d’ailleurs de progresser rapidement, en tout cas au début. Au moment de ma séparation, avec une semaine sur deux sans enfants, je me suis dit qu’un entraînement en club serait la meilleure solution, même si j’avais quelques appréhensions en raison de mon niveau, plutôt tortue que gazelle. J’ai contacté Thomas, coach de la section Hors Stade du PUC, où je m’entraîne avec plaisir depuis plus d’un an.

  • Quel est ton plus gros challenge pour arriver à courir ?

Même quand j’arrive à caser une séance dans mon emploi du temps chargé, il est parfois difficile de trouver la motivation. Avant de me rendre à l’entraînement, après une journée de travail sur écran dans les pattes, je me sens « trop fatiguée », mon esprit divague vers tout ce que je pourrais faire à la place (ciné, resto… ou juste dormir) et me dis que je n’arriverai jamais à tenir la séance. Puis, après chaque entraînement, je m’étonne de l’évaporation de cette fatigue, à vrai dire une fatigue plutôt mentale de travailleuse parisienne sédentaire.

  • Que pensent tes enfants de l’entraînement ?

Au début, mes enfants me demandaient avant chaque course : « tu vas gagner, hein ? ». Ils ont fini par comprendre que ça n’arriverait pas (ce qui, du même coup, a réduit à néant l’image de déesse invincible que j’avais à leurs yeux…) et se satisfont désormais des médailles que je rapporte, sans vraiment faire le lien entre la 3 492ème place et le gain d’une médaille.

  • Imagines-tu de t’arrêter un jour ?

Arrêter un jour ? Non. Les trois semaines d’arrêt conseillées par notre coach l’été (arrêt total du sport pendant une semaine et demie puis reprise avec d’autres sports que la course à pied) paraissent très longues et je réfléchis déjà aux meilleurs stratagèmes pour les caler (voire les contourner…) et compenser le manque. La blessure (une douleur persistante au pied gauche dans mon cas) et l’arrêt qui en découlerait font également partie de mes hantises.

  • Que dirais-tu à une copine qui veut courir mais dit qu’elle n’a pas le temps ?

Le temps, ça se trouve et les bienfaits apportés par la course, surtout pour une maman absorbée par son quotidien, valent largement d’y consacrer un peu de temps, le risque étant quand même de devenir addict !

  • As-tu inspiré d’autres mamans ?

J’ai embarqué une maman pour ma première Parisienne et depuis, nous courons ensemble une fois par semaine. L’occasion de papoter sans être interrompues toutes les deux secondes par nos loulous… Et participons également à chaque course ensemble. Notre premier 10K, nous l’avons d’ailleurs passé à parler pendant plus d’une heure.

  • Un ciné ou une course, tu choisis quoi ?

J’ai une carte d’abonnement ciné et force est de constater que mon rythme d’entraînement est beaucoup plus soutenu que mes séances ciné !

  • Quelles sont les autres implications de la course à pied dans ta vie ?

Je n’ai pas réellement bouleversé ma vie avec la course mais j’avoue que je repère systématiquement les spots pour courir avant de partir en week-end ou en vacances, mes baskets et ma tenue font partie de l’Indispensable dans mes valises (pas faciles à boucler, du coup, avec deux enfants !) et j’ai noué des amitiés avec différents copains de course (et des baby-sitters occasionnelles) en province. Et dans les soirées, avec la multiplication de la population « runners », la course est toujours un excellent moyen de lancer une conversation !

 

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3 Comments

  • Reply
    lilou75
    23 mai 2015 at 22 h 05 min

    Sympa cette rubrique. Emilie montre bien quand on veut on peut. Bravo. Et j’espère que ton coup de mou est passager et que tu vas retrouver un peu de niake.

  • Reply
    alice
    24 mai 2015 at 14 h 13 min

    Beau portrait! J’adore le passage sur les réflexions des enfants!

  • Reply
    Béatrice: « toujours finir son programme hebdo, quoi qu’il arrive ! » Thank God I run Thank God I run
    28 janvier 2016 at 22 h 31 min

    […] commencé il y a quelques mois à vous faire des portraits de mamans coureuses.  Les jours ont filé et j’avoue avoir un peu délaissé cette nouvelle […]

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