LIFESTYLE MAMAN ET COUREUSE

Du sport et des enfants

Même si je ne me reconnais pas quand quelqu’un me décrit comme une « sportive », force est de reconnaitre que la maison fonctionne au rythme de nos entraînements.

Au début, c’était un déchirement pour moi de voir les petits s’accrocher à mes jambes pour me demander de rester avec eux le soir (3 fois par semaine hein, pas tous les soirs).

Aujourd’hui, non seulement ils ont pris le pli (ça leur arrive encore de vouloir que je reste mais plus rarement) mais en plus, je suis heureuse qu’ils grandissent dans une ambiance sportive.

Sans vouloir en faire des champions, j’aime qu’ils trouvent normal de nous voir chausser des baskets le soir en semaine, nous lever tôt pour aller courir ou faire du vélo le week-end. J’aime aussi qu’ils nous accompagnent sur les courses pour encourager papa ou maman (et pas seulement papa hein). Voire qu’ils finissent les courses avec nous comme pour la SaintéLyon avec leur père (ça c’est possible que sur des grandes distances, bien sûr).

Et encore plus qu’ils prennent plaisir à encourager les copains du club.

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Du coup, ils comprennent par la même occasion deux trois valeurs clés. Oui, maman est déçue et pleure après sa course mais ce n’est pas grave. Elle va recommencer et fera mieux la prochaine fois.

Non, on ne gagne pas (enfin, pas dans notre famille) mais ce n’est pas là le but. Nous aimons nous dépenser, nous dépasser. D’ailleurs, oui, cette course a été dure mais tu vois, papa l’a finie quand même.

Et non, on ne renonce pas parce qu’il pleut ou qu’on est mieux sous la couette.

J’aime qu’ils ne soient pas devant la télé (limitée chez nous à une heure et demie le samedi pour laisser les parents grasse-mater tranquille). Même pour des enfants de 6 ans, j’ai compris que la télé joue un grand rôle dans la cours de récré donc autant qu’ils connaissent deux-trois trucs quand même. J’aime  qu’ils n’aient pas de tablette sous le nez mais qu’en revanche ils soient toujours partants pour du vélo, du foot ou une piscine.

Alors, certes, vous allez me dire ce sont des enfants, c’est normal qu’ils aiment se dépenser. Rien d’incroyable à cela et je ne prétends pas vous apprendre quoi que ce soit.

Cela dit, j’attache presque plus d’importance à leur développement sportif qu’à leur performances scolaires. Je voudrais qu’ils partent dans la vie en sachant bien nager, faire du vélo et bien skier. Des compétences indispensables pour leur future vie d’adolescent puis d’adulte à mon sens.

Si en plus ils savent faire du tennis/monter à cheval et danser pour ma fille (je mettrais volontiers mon fils à la danse aussi mais j’avoue une réticence du côté paternel), c’est encore mieux.

Et oui, je sais bien qu’il ne faut pas surcharger leur emploi du temps ni leur faire faire trop de choses. Mais comme les enfants des écoles publiques terminent les cours à 15h30 deux fois par semaine (merci à cette fabuleuse réforme qui transforme l’après-midi en garderie), je préfère qu’ils fassent du sport plutôt que des ateliers (NB j’ai testé l’atelier « musique », ma fille a passé l’année à dessiner des instruments, idem pour « cuisine » ah ça, c’est sûr elle connait par coeur la pyramide alimentaire maintenant…)

Screen Shot 2015-11-08 at 23.57.36Du coup, on tourne avec natation, danse et gym pour la grande. Judo deux fois par semaine pour le frangin.

Et on valorise les progrès de chacun et les efforts consentis.
Pas facile de se lever le dimanche matin pour le judo, ou de zapper des anniversaires pour aller danser au Conservatoire. En revanche, quelle joie quand arrive le spectacle de fin d’année ou que l’on sait enfin nager seul.

Bien sûr, ça demande un investissement de notre part. Financier (même si, à Paris, il est possible de faire du sport selon ses ressources et que les baskets Décathlon, c’est très bien aussi). Un investissement en temps et en énergie. Pas facile non plus pour les parents de passer les week-ends à emmener les petits à un cours ou un autre.

Mais je pense que le jeu en vaut la chandelle.
Et vous les parents, un avis sur la question ?

 

 

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9 Comments

  • Reply
    Kotkaa
    9 novembre 2015 at 18 h 50 min

    Je n’avais pas pensé au paramètre exemple mais c’est clairement important, oui !
    Un peu pareil mais à un degré bien moindre ici, mon mini pas sportif pour 2 sous s’entraîne dans la cour pour venir courir avec moi. A 5 ans il commence ça 2eme année de danse, seul garçon de notre ville de campagne, il adore ça (et les Barbies, effet grande sœur).

  • Reply
    Kotkaa
    9 novembre 2015 at 18 h 51 min

    SA 2eme année, bien sûr !

  • Reply
    Marguerite
    9 novembre 2015 at 19 h 31 min

    Coucou Elise,

    Je vais donner mon point de vue qui est celui d’une fillette qui a grandi en faisant du sport. En résumé je dois une fière chandelle à mes parents d’avoir inculqué à mes frères et moi-même le goût de l’effort et des valeurs sportives.

    Je pense avoir tout essayé de mes 6 ans à mes 15 ans : GRS, danse classique, tennis, handball, volley, athlétisme, gym, judo, natation, …. La règle était claire : tu peux choisir le sport que tu souhaites mais tu es obligée d’y tenir toute l’année afin de pouvoir te faire une vraie opinion sur le sujet (trop facile de laisser tomber l’athlé dès qu’il fait un peu froid en février). Autant te dire que je n’avais pas un seul soir de libre dans la semaine.

    Je n’ai finalement gardé que le tennis et le handball (et le running qui est arrivé plus tard) mais grâce à cette enfance sportive :
    – je sais bien nager la brasse ET le crawl
    – je sais courir à peu près correctement
    – je suis à l’aise avec les sports de ballon et de raquette tant qu’on ne me demande pas de mettre la balle à mes pieds
    – je suis partante dès que l’on me propose une activité sportive

    Mais surtout :
    – j’ai appris à me dépasser, j’ai forgé mon mental
    – j’ai aussi appris à échouer lamentablement (combien de crises de larmes après avoir pris 6-0 6-0 à des tournois de tennis) et à persévérer
    – j’ai appris à prendre l’autre comme il est sur le terrain de sport en faisant fi des différences sociales ; tout ça ça reste au vestiaire. Sur le terrain avec nos maillots de hand seuls notre jeu et notre attitude compte

    Et aujourd’hui je me rends compte des sacrifices qu’ont fait mes parents pour que leurs 4 enfants puissent faire tout ce sport : des aller-retours aux tournois de tennis et de hand à plus d’une heure de route le dimanche matin, affronter les crises de nerfs d’une gamine capricieuse qui n’aime plus son coach de volley, patienter 1h30 dans un gymnase pas chauffé en plein hiver pour voir son enfant chérie rentrer 5 minutes sur le terrain, …

    Un long message pour te dire que je pense sincèrement que tu fais le bon choix. Ca doit être très galère au niveau logistique mais tes enfants te remercieront 1000 fois une fois grands !

  • Reply
    Cécile
    9 novembre 2015 at 21 h 34 min

    Billet intéressant. Moi, au contraire, j’ai grandi dans une famille non-sportive. Certes, j’ai pratiqué la danse de 6 à 14 ans, mais c’est l’aspect artistique qui était mis en exergue. Et j’ai dû faire 3 ans de tennis à l’adolescence, j’étais une bille.
    L’esprit de compétition, très peu pour moi, les sports d’équipe, bouuuuuh, l’endurance autour du stade beeeeerk. Il n’y a que le cross dans lequel je m’éclatais et je n’étais pas mauvaise, mais ça n’avait lieu qu’une fois par an au collège, donc assez limité comme expérience.

    Du coup, je me suis longtemps considérée comme asportive, et même si je m’y suis mise il y a 2 ans 1/2, je reste très soft dans mes pratiques. Je n’ai toujours pas l’esprit de compétition, et je pratique mes sports en dilettante. Mais j’aime ça, j’en ai besoin même. Je me suis réapproprié mon corps, je l’apprécie, il est tonique à défaut d’être sculptural, et je sens sa puissance et ses capacités. Mais quand je cours, je dois dire que la culture de l’effort qui ne m’a pas été inculquée me manque prodigieusement : « Mais pourquoi est-ce que je m’inflige ça ? » (no comment sur le « çà », vous ririez pas mal), « j’ai envie de m’arrêter ». Je découvre le dépassement de moi et j’en retire une grande fierté.

    J’en arrive à la question de la transmission aux enfants. Et bien, je suis un peu dans la panade, car je n’arrive pas à transmettre à mon aîné le plaisir de bouger son corps et ça me rend triste. J’aimerais qu’il n’attende pas ses 34 ans pour se mettre au sport. J’aimerais qu’il éprouve du plaisir à se sentir bouger, courir, forcer. En fait, le pire, c’est qu’il aime bouger, mais ce doit être informel, que ça réponde à son envie du moment. Il ne veut pas se confronter au coach, à l’apprentissage, aux camarades. Il nage comme un pied, et il refuse de prendre des cours, je vais donc devoir l’obliger, ça me rend malade !

    Ma petite, quant à elle, est très dynamique, très physique et réclame déjà d’aller courir avec moi (elle a 4 ans !).

    Je me questionne donc pas mal sur la transmission de l’esprit sportif aux enfants. Et je suis tiraillée entre 2 tempéraments diamétralement opposés. Pas simple pour moi, donc.

    Merci pour ton blog, que je trouve intéressant à lire, et loin de la logique de performances et de réussite (du genre qui nous fait me sentir minable, moi lectrice néo-sportive lambda), ainsi que des pratiques un peu m’as-tu-vue que l’on rencontre souvent sur les blogs de sport.

  • Reply
    lilou75
    9 novembre 2015 at 21 h 49 min

    Intéressant ce post et le commentaire de Marguerite…. on est plutôt sportifs à la maison et j’aime également que les enfants soient dans cet environ. Ils ont 4 ans et tout juste 2 ans mais ne sont ni l’un ni l’autre inscrits à une activité. Ils ont souvent l’occasion de se dépenser et apprendre l’agilité en « faisant du sport ». J’avoue ne pas être certaine d’avoir envie de les inscrire tout de suite à une activité (en particulier mon grand) et avoue ne pas en avoir souffert enfant ou en avoir de regret adulte. J’ai appris à faire du vélo et à nager adolescente (15-16 ans), à skier à 23 ans… et récemment un américain rencontré à une formation en résidentiel avec qui je jouais au badminton m’a dit que j’étais « athletic »…. bref tout ça pour dire que le sens de l’effort, l’envie de se dépasser peuvent arriver à tout âge avec ou sans le sport même si ça n’empêche pas d’avoir envie en tant que parent de transmettre quelques valeurs au travers du sport.

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    Marguerite
    10 novembre 2015 at 14 h 41 min

    Quand je relis mon post je me dis que ça donne un peu l’impression que j’ai une enfance de stakhanoviste du sport.

    Je voudrais quand même préciser que c’était dans mon tempérament de désirer tester plein de sport et d’aimer la compétition. J’aurais très bien pu commencer à jouer un instrument ou me diriger vers le dessin (malheureusement je n’avais aucune fibre artistique). En fait je n’étais obligée à rien si ce n’est de me tenir un minimum à mes choix d’activité afin que je comprenne le sens de l’engagement et du travail. Dans mon cas cette règle était importante car je pouvais vite me lasser.

    Je ne suis pas encore au stade parental mais j’imagine que c’est un équilibre à trouver entre les inclinations de enfants et le désir des parents.
    Bon c’est sur que l’exemple joue un rôle important (un père handballeur, une mère tenniswoman ont donné 4 enfants handballeurs et joueurs de tennis ).

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    Charlotte
    10 novembre 2015 at 20 h 21 min

    Je plussoie à 10 000% ton initiative Elise !
    J’ai grandi dans une environnement ultra-sportif (tout le monde en fait dans ma famille et notamment mes 2 parents) , j’ai commencé la danse classique et l’équitation à 3 ans (merci à mon cher grand-père de m’y avoir accompagné des années durant), j’ai appris à nager et à skier, j’ai essayé le basket, le tennis, le judo, bref je me suis éclaté ! Je n’étais pas doué pour tous ces sports, loin de là mais j’ai conservé un bon rythme jusqu’au bac et ça m’a toujours fait du bien.
    La compétition m’a fait beaucoup grandir, apprendre de l’échec, se remettre en question, pas toujours simple quand on est ado et même quand on est adulte :).

    Tout ça pour dire, merci papa, merci maman !

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    julie
    11 novembre 2015 at 20 h 36 min

    Bonsoir,

    J’aime bien votre article et je crois que notre famille s’y retrouve aussi un peu, pour nous c’est plutôt le cyclisme, mon fils et son papa font des courses de vélo pour moi ce sont des courses à pieds occasionnelles et du vélo mais pas de compétition.
    Le facteur exemple a clairement joué dans le choix de l’activité par notre fils, il a commencé à s’intéresser plus sérieusement au vélo lorsque son papa a rapporté des coupes, et puis c’est sympa les vacances à vélo;)

    Julie

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    Princesse Strudel
    4 avril 2016 at 16 h 19 min

    Nous n’en sommes pas encore au stade parental, mais l’Homme et moi sommes des coureurs (à un petit niveau, mais quand même) et nous souhaitons vivement transmettre ce gout à nos enfants: bon pour leur santé, pour leur équilibre, mais aussi pour developer le gout de l’effort, la ténacité – et le simple plaisir de sentir son corps réagir. Nous n’avons pas la télé, vivons dans une commune dote de nombreuses infrastructures sportives, et espérons que Progéniture à venir partagera notre plaisir du movement.

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