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10 signes qui trahissent le coureur du dimanche

De retour parmi vous après quelques petits voyages pro et perso, enfin.

Je courais donc chez mes parents en Province il y a une dizaine de jours  (scoop 1: Thank God est provinciale) et comme c’était un dimanche à 10h, il y  avait pas mal de « coureurs du dimanche ».
Ben oui c’est comme ça, à 7h du mat, tout de suite tu tombes sur un public plus averti, à 10h c’est plus pour se donner bonne conscience avant la blanquette de veau dominicale. Idem en fonction du temps, bizarre comme il y a moins de monde dans le parc en bas de chez moi quand il pleut à verse.

Screen Shot 2015-01-27 at 21.54.28les coureurs sur la photo ont tout bon eux, devinez de qui il s’agit ?

Bref, loin de moi l’idée d’émettre un jugement quelconque puisque j’ai dû à un moment de ma très longue carrière de runneuse (presque deux ans) avoir exactement les mêmes défauts. Et il est très probable sûr que j’en ai encore quelques-un en fait. Mais je me soigne, c’est l’essentiel.

Donc, si tu te reconnais dans les portraits ci-dessous, fais un effort, je te jure que ta foulée me remerciera.

1/ le coureur qui regarde ses pieds

L’erreur la plus fréquente, que j’ai pas mal pratiquée au début. Tu avances, c’est dur, alors tu regardes le sol. Jamais malheureux(se)!
En faisant ça tu es dans une position qui rend les choses encore plus difficiles (sans compter que tu risques tout de même de te prendre un arbre, détail qui a son importance). Alors on redresse la tête et on regarde loin devant.

2/ variante: le coureur avec la tête penchée

C’est une posture assez incompréhensible de l’extérieur mais pas mal de gens courent avec la tête penchée sur la droite ou la gauche. Bon pas complètement hein, mais assez à mon avis de non professionnelle pour se faire sans doute mal, aujourd’hui ou à plus long terme (mmm tu le sens le torticolis qui pointe ?)

3/ le coureur qui se penche en avant

Ahhh le grand classique. Dure dure la course du samedi ? alors on se penche petit à petit.  Pas que la tête hein, tout le haut du corps. Et on s’empêche de respirer au passage, rendant la foulée encore plus douloureuse.
Allez, on se redresse, on sort ses seins, on sert les abdos, vous verrez, on court mieux ET on se fait mater par tous les pervers du coin, si c’est pas un incentive ça.

4/ le coureur qui a les mains qui tombent

Et pour être honnête, c’est d’ailleurs la plupart du temps une coureuse. Qui court comme elle porte son sac à main.
Conseil N1: arrête de porter ton sac à main comme ça, ça donne pas l’air très vif.

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Conseil N2: tant que tu y es, remonte tes mains quand tu cours, je te jure que tu as assez de force pour les porter.

5/ le coureur qui n’avance pas

Là, deux cas de figure: soit tu as plus de 70 ans et dans ce cas tu es excusé.
Mais si tu as moins, que tu as une foulée normale dans l’absolu mais que tu cours moins vite que si tu marchais c’est que y a un problème. Et on en voit plein des comme ça, on a l’impression qu’ils courent au ralenti.

Dans la course, même dans le jogging, l’idée c’est quand même pourtant  d’avancer. Alors je veux bien que tu sois pas très bonne et moi non plus je ne suis pas un lièvre, mais du nerf que diable.

6/ le coureur avec les bras en canard

Moins fréquent chez les grands débutants mais souvent vu en course, ce coureur a les bras quasi  à la verticale de son torse. Pas sûre que ça aide énormément pour la course parce qu’à force, ça génère des tensions et avous-le, pas très beau non plus. Allez baissez moi ces coudes (mais pas les mains, vous m’avez suivie ?).

7/ le coureur aux épaules crispées

Celui-là fait partie de ceux que je checkais régulièrement jusqu’à ce que, après quelques reprises de mon coach, j’y fasse attention plus souvent.

Quand on court, normalement on doit se détendre (si, si, je vous assure), donc on fait bien attention à relacher ses épaules et à ne pas les garder à deux centimètres de ses oreilles comme avant son évaluation annuelle.

8/ la coureuse qui tortille des fesses

Désolée mais celle là n’est JAMAIS un coureur. Et peut être qu’elle pense qu’en fait, je suis Ryan Gosling derrière elle et que son tortillement va provoquer un truc inouï chez moi mais raté, je ne suis qu’Elise et ça me fait pas mal marrer, j’avoue.

9/ le coureur qui court assis

Un autre grand classique que je pratique intensément. La jambe arrière n’étant pas tendue comme il le faudrait en fin de mouvement on court toujours un peu assis. Imaginez la cata pour moi qui mesure déjà 1m53 (je te le dis à longueur d’articles alors tu commences à le savoir), et qui aurais bien besoin d’un peu de hauteur pour mon centre de gravité. Mais pas facile à corriger celui-là, j’en sais quelque chose.

10/ le coureur aux gestes parasites

Et vas-y que je regarde à gauche et à droite (des fois que Ryan y serait ?), que je réajuste mon t-shirt, que je regarde ma montre. Ce coureur n’est au final jamais vraiment dans sa course mais plus dans une perpétuelle diversion. Je sais de quoi je parle, je plaide coupable pour celui-là aussi (mais de moins en moins). Pourtant, rien de plus kiffant que d’être concentré sur sa course (pour moi on peut être concentré(e) même en écoutant de la musique, si si, je vous assure, j’entends encore mes battements cardiaques avec Britney).

La morale de l’histoire ? Que tu cours en canard, avec les épaules au menton et à deux à l’heure et bien TU COURS, et c’est déjà tellement mieux que celui qui reste dans son canapé avec Turbo avant sa blanquette que tu peux en être fier. Donc bravo à toi, coureur du dimanche.

Maintenant, tu sais ce qu’il te reste à faire.

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6 Comments

  • Reply
    Swinaa
    15 mai 2015 at 22 h 40 min

    Bonjour Elise, ça me parle un peu cet article:
    1. je regarde mes pieds, mais c’est pour me dire: « oh la vache, qu’est ce que je supine à gauche. Vite, un podo!! »
    En lisant le point n°1, je me suis vue percuter un arbre et j’ai éclaté de rire .
    3. je me penche en avant, comme ça je suis plus proche de la ligne d’arrivée
    5. je n’avance pas mais c’est volontaire, je me rééduque à l’EF (j’ai couru mes 6 premiers mois avec un cardio au taquet, c’est la cata à rattraper)
    7. j’ai les épaules crispées (si j’essaie de les relâcher, on dirait que je danse la tecktonik)
    10. je tourne sans cesse la tête pour regarder les jolies fleurs en forêt
    BREF, j’ai l’air débile quand je cours mais je m’en fous!!
    Merci pour la tranche de rigolade en tout cas :)

  • Reply
    lilou75
    18 mai 2015 at 8 h 56 min

    Vraie coureuse du dimanche (plutôt 11h que 7 h du mat’) 😉 Je ne pense pas avoir les tics décrits mais vois bien ce que tu veux dire. Et c’est tellement bien dits. J’ai pu constater hier en fin de journée les tics mais dans des circonstances très atténuantes : j’ai participé à un triathlon en relais (en famille) et les pauvres personnes qui avaient 4 heures d’efforts avant n’étaient pas au top. A côté j’avais une allure de déesse ;-). J’avais un peu honte de les dépasser mais bon. Au final, semi bouclé en 1h41. Trop contente.

    • Reply
      elise
      18 mai 2015 at 9 h 48 min

      Lilou: 1h41 au semi, tu n’es définitivement PAS une coureuse du dimanche. Pas étonnant donc que tu n’en aies aucun tics…

      • Reply
        lilou75
        18 mai 2015 at 16 h 25 min

        bon disons que je suis une coureuse dilettante (avec quelques « aptitudes »)… Pas au taquet mais en ayant envie de me dépasser. Et avec des contraintes de maman de 2 jeunes enfants. Je cours en moyenne 2 heures/semaine sur 2 séances (dont une de fractionné) et je cours vraiment plutôt à 11 h qu’à 7h. D’ailleurs jeudi je pense avoir vu ton mari sur les coups de midi avec ton fils à montsouris (je pensais te voir mais non).

        • Reply
          elise
          19 mai 2015 at 11 h 53 min

          une coureuse qui fait du fractionné ne rentre déjà plus dans la case « coureuse du dimanche ». Je vais justement faire une série de posts sur les maman coureuses stay tuned !

  • Reply
    Sophie
    22 mai 2015 at 7 h 44 min

    En vraie coureuse du dimanche je me reconnais et c’est marrant, je me suis justement demandée si ma position pour courir était bonne la dernière fois. Je vais essayer d’oublier les bras à angle droit Playmobil tout en gardant les mains fermes (si j’ai bien compris). Je cours plus vite que je ne marche, mais me fait toujours doubler pas tout le monde… J’essaye davancer plus vite, mais le point de côté arrive donc je ralentis et apprends à m’en moquer. Merci pour les tips, toujours une belle source d’inspiration.

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