TRAINING

De la pression

photoJe ne sais pas vous mais, quand je me mets à bien aimer faire un truc dans la vie, et bien je le fais souvent à fond.

C’est comme ça que je me suis retrouvée il y a une vingtaine d’années à arroser mes bonsaïs à l’eau de Volvic (période « Japon »), et quelques années plus tard, en pleine période Inde, à apprendre l’hindi pendant un an et à faire des stages de danse Bollywood (véridique).

Du coup, quand j’ai commencé à courir en club, comment dire, ça a tout de suite été TRES sérieux cette affaire.

Du jour au lendemain, je me mettais dans des états pas possibles si je devais rater une séance de sport. Que dire de ma première blessure, qui m’a empêchée de courir le marathon il y a deux ans ?

Je me souviens d’une rentrée particulièrement chargée en 2014, où après avoir enchainé NewYork-Marrakech-Londres en deux semaines pour le boulot, je m’échinais à préparer le Paris-Versailles.

Un soir, le dos complètement bloqué, je me suis tout de même forcée à rentrer en courant du bureau. J’ai croisée mon amie et kiné Céline, à 200 mètres de chez moi, pleurant toutes les larmes de mon corps et me tenant les lombaires avec les mains:

j’y arriverai jamaiiiiiiis

Céline me rassura en me disant que c’est souvent quand on est au fond du gouffre qu’on fait de jolies perfs, mais aussi qu’il fallait que je me repose.
J’ai eu finalement plein d’autres douleurs sur cette course mais je l’ai finie, en un temps raisonnable.

Tout ça pour vous dire que j’ai un tantinet la mauvaise habitude de me coller la pression toute seule.

Je viserais Rio 2016 on comprendrait, mais là non. C’est comme ça, juste pour me prouver à moi toute seule (et peut être à deux-trois personnes qui m’ont énervées) que je peux le faire. Et quand je n’y arrive pas, c’est LE DRAME.
Suis du genre à m’effondrer en pleurant sur une ligne d’arrivée, laisser limite l’orga appeler les pompiers parce que j’ai fait…. 53 minutes sur un 10km.  Au lieu de 50.

Je sais, c’est risible et nocif. D’ailleurs, les copines du club se moquent gentiment de moi. Elles savent que si je loupe une séance c’est la cata.

J’avais été incroyablement épatée par mon amie Maïté qui avait dû arrêter sa prépa marathon pendant quelques jours pour cause de blessure. Elle préparait une course sérieusement, ne courait donc pluss 4 fois par semaine, et ça n’avait MEME pas l’air de la préoccuper plus que ça.

PIRE, elle en profitait pour sortir et profiter de la vie. Impensable pour moi. Quel exemple !

Si j’ai évolué ? Heureusement oui. Je ne dis pas que ne pas avoir pu aller courir ce soir ne me met pas mal à l’aise mais j’y survivrai. Pire, je ne vais sans doute courir que deux fois cette semaine. Tant pis.

Depuis deux ans, j’essaie de prendre de la distance, d’analyser aussi pourquoi je me colle une telle pression. Les raisons sont personnelles, je ne partage pas forcément TOUT sur ce blog mais je me dis que je ne dois pas être la seule à qui ça fait ça ?

Et vous, vous avancez aux défis aussi ou vous êtes plus à la cool ?

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  • claire
    9 février 2016 at 4 h 04 min

    Heuh… comment dire… même soucis ici… et comme toi je cherche à comprendre…

  • Lilou
    9 février 2016 at 9 h 33 min

    Je vois quand même que tu as du recul par rapport à cela et que je suis sûre que tu arrives à en rire avec ton entourage.En même temps c’est sympa de voir des gens passionnés et qui font les choses à fond. J’imagine qu’avoir un blog, être présente dans les réseaux sociaux joue aussi un peu dans la pression qu’on se met. Et tout en étant plutôt très dilettante (il y a peu je ne savais pas à quelle vitesse je courais, et je ne connais toujours pas vraiment ma VMA), je vois que compulser les réseaux sociaux me met dans un souci de la performance que je n’avais pas avant.

  • Sophie
    9 février 2016 at 11 h 02 min

    Moi c’est l’inverse, je prends mes prépas trop à la légère à mon goût… En ce moment, je me remets doucement à la CAP après 3 tendinites sur la jambe gauche (et 2 mois d’arrêt), alors que je suis sensée courir le semi dans 1 mois et le marathon dans 2 mois !
    Pour mon premier marathon, personne à part mon mec était au courant, je continuais à sortir et à boire en soirée (faut dire aussi que j’étais persuadée de ne pas le finir).
    Question de caractère je pense… Parfois, je préférerais parfois arriver à me mettre la pression ! (mais bon je pense quand même que l’équilibre se situe quelque part entre nous deux ;-))

    • elise
      9 février 2016 at 15 h 22 min

      oui, tout à fait. Quand j’entends ton récit (pas trop d’entrainement à deux mois du marathon) je frémis pour toi. Heureusement que tu es plus cool que moi !

  • Lise
    9 février 2016 at 13 h 41 min

    Comme Sophie juste au dessus, j’ai plutôt la tendance inverse : un peu trop à la cool ! Le truc c’est que mon but est plutôt de me faire plaisir, et j’ai déjà constaté qu’en forçant un peu trop je me fais mal et je dois tout stopper : et là je suis malheureuse (je ne suis pas une sédentaire dans l’âme, j’ai besoin de bouger tout le temps).
    Du coup j’y vais plutôt tranquillement, tout en essayant quand même de progresser petit à petit, mais sans pression :)
    (En tous cas tu m’a fais marrer avec ta passion bollywood 😀 )

    La bise! :)
    ps : canon ton nouvel habillage blog !

    • elise
      9 février 2016 at 15 h 23 min

      merci pour le commentaire Lise, j’y ai passé un peu de temps… arf arf…

  • renardeau
    12 février 2016 at 9 h 46 min

    moi la pression, je la subis pas je la bois hinhin