LIFESTYLE

De la motivation

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Quand je dis au travail ou autour de moi que je pars courir, j’entends souvent « tu es courageuse ».

C’est agréable et ça me fait sourire mais pour être honnête ça n’a rien de vrai.

Je n’irai pas courir plusieurs fois par semaine si je devais me forcer, je pense que je n’en aurais pas le courage.

En fait, j’y vais parce que j’aime ça, que c’est parfois (souvent) le temps fort de ma journée -ouais bon, que celui qui n’a pas parfois des journées relou se dénonce- et surtout parce que si je n’y vais pas, je suis légèrement complètement en manque et de mauvaise humeur.

Comment est-ce que ce petit miracle est arrivé à une fille pas forcément habituée au sport intensif ?

Déjà, je pense, même si les exceptions existent, que pour certains c’est foutu.
Si la simple pensée de courir un kilomètre vous file la nausée, si vous vous cachiez dans les buissons pendant les cross au collège, si pour vous courir est synonyme de souffle court et de courbatures, bon, avouons-le, c’est pas top bien barré.

On peut toujours changer mais a priori ce sera plus simple de changer pour du yoga ou du pilates dans ce cas.

En revanche, pour les coureurs (coureuses) occasionnelles (disons jusqu’à une fois/ semaine), je pense que le pli peut se prendre facilement.

En tous cas pour moi, tout a commencé quand j’ai réalisé que si je ne courais que quand il faisait beau/ j’étais en forme/ j’avais rien dans mon emploi du temps / il faisait assez chaud mais pas trop (= conditions idéales) je n’allais courir en gros qu’une fois par mois au mieux.

Donc la clé si vous avez décidé de vous mettre sérieusement à courir, c’est d’y aller au début QUOI QU’IL ARRIVE

#noexcuses devrait devenir votre leitmotiv.

La pluie ? c’est rien que de l’eau, pas grave.
Il fait nuit à 5h ? et alors, avec des copains et une frontale, rien d’insurmontable.
Pas le temps ? cf article précédent.
Il fait -2? tant mieux, ça vivifie.
Vous avez un rhume ?  ça le fera passer (ok, on a pas dit une bronchite hein)

Quand vous avez couru dans des conditions un peu « extrêmes » après tout vous semble simple.

Un des trucs aussi, c’est d’avoir un objectif.

Le mien était stupide au départ: je voulais courir 5 jours sur 7 minimum pendant un mois (pas franchement bon pour le corps en fait mais je ne le savais pas). Ca peut être une course à faire entre collègue, un défi entre copines, quoi que ce soit.

En tous cas,  ça motive le premier mois et une fois que les habitudes sont prises, par toutes conditions, plus rien ne peut vous dévier de votre course bi/tri/quadri hebdomadaire.

Cherry on the cake: se trouver des copains de course.
Il y a des clubs partout en France et honnêtement, se dire « tiens je vais retrouver mes copains et me taper de bonnes barres de rire » plutôt que « tiens, je vais me faire une petite pyramide de fractionnés sur piste ce soir », ça motive plus.

Pour moi en tous cas, c’est un petit déchirement quand je ne peux pas y aller du coup.

Et puis, bon, le dernier point est optionnel mais si vous commencez à vous entrainer sérieusement, y a quand même un risque de (petite) blessure, ne nous le cachons pas.

Et bien, si on regarde le bon côté de la médaille, être forcé de s’arrêter pour guérir d’une entorse/ tendinite/périostite… permet de se rendre compte à quel point votre corps et votre esprit ont maintenant besoin de courir.

Pour moi c’était trois mois de repos forcé pour fracture de fatigue l’an dernier. Depuis ce jour, j’apprécie chaque run, je me dis chaque fois que je suis extrêmement chanceuse de pouvoir courir.

Et du coup, plus besoin de courage.  Par toutes conditions.

Vous aurez gagné quand on vous proposera une sortie et que vous répondrez « je peux pas, j’ai entrainement ce soir ».

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3 Comments

  • Reply
    Tomy
    21 novembre 2014 at 9 h 10 min

    Partager la course avec un groupe d’entraînement (qui peut devenir un groupe d’ami) plutôt qu’un groupe d’ami (qui peut devenir un groupe d’entraînement) permet d’être plus régulier puisque le premier point commun de ce groupe serait la course. Si en plus ce groupe se transforme par la suite par de bons camarades, voir même des amis, alors là c’est gagné ! Entrainements réguliers et plaisirs assurés !!!!!!!

    PS: Et pour que ça dure il faut savoir écouter et connaître son corps. Les athlètes, on est souvent comme des enfants à ce niveaux, on écoute mais on fait rien.

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    Violette in Paris
    24 novembre 2014 at 21 h 01 min

    Je viens de découvrir ton blog et ton parcours me motive à mort ! Coureuse très très occasionnelle (tiens il fait beau, je vais faire un tour) j’ai eu le déclic que récemment en me poussant à faire un 10km (exploit jamais accompli, je stagnais à 6km…). Je me suis lancée le challenge de courir toutes les semaines « quoi qu’il arrive » 😉 Next step : caser une séance en semaine : le matin tôt ? le soir ? Je cherche encore la bonne formule…
    Violette

  • Reply
    elise
    25 novembre 2014 at 23 h 16 min

    @violette: l’idéal est vraiment de trouver des gens avec qui courir, il y en a partout, plein de marques lancent leurs initiatives (runners.fr, Nike and co), dans les grandes villes mais pas que.

    Je suis sûre que tu trouveras.

    Un semi l’an prochain ?

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