LIFESTYLE

Courir quand on a une (vraie) vie

OK ok, ce titre est un rien provoc.

Bien sûr que tout le monde a une vraie vie.

Mais entre l’étudiant ou le free lance sans enfants et le/la salariée avec petits à la maison et boulot à horaires à rallonge, la différence est là.

Alors, pour le deuxième cas de figure. Quelques idées en provenance directe de mon expérience ou de celle de mes proches.

De mon côté, j’ai commencé à courir sérieusement quand mes enfants avaient 1 an et demi et 3 ans.
Au départ, comme j’ai commencé en juin, je les mettais au lit à 20h puis zou, j’allais courir entre 20h30 et 21h30, heure à laquelle le parc en bas de chez moi fermait.

Rapidement, les horaires dudit parc se sont restreints et j’ai dû trouver un plan B.

Plan B qui pour moi a été le club d’athlé, avec entrainements 3 fois/ semaine de 19h à 21h.

A priori pas très jouable au départ. 19h, ça voulait dire quitter le boulot à 18h (la bonne blague) et le créneau 19-20 est, comme le sait chaque parent qui se respecte, un horaire crucial (bain-repas-dents-histoire-calin).

Mon premier conseil du coup est d’impliquer le papa.
Dans mon cas, j’ai beaucoup de chance, il est coureur lui-même et au courant de la NECESSITE de courir. Le choix du club a été fait à deux, en connaissance de cause et en se disant que si ça marchait pas, tant pis, mais que ça valait le coup d’essayer. Donc deux fois par semaine, c’est qui qui relaie la nounou avant 21h15 (heure à laquelle je rentre).

Le deuxième conseil c’est de se faire aider. Pour nous ça voulait dire prendre la nounou jusqu’à 21h une fois par semaine. Bien sûr, ça  a un coût. Mais le jeu en vaut la chandelle. Vraiment.

Le deuxième point sensible était le boulot. J’ai la chance pour ma part d’avoir une boss qui ne prône pas le présentéisme à tout prix mais plutôt le travail fait en temps et en heure. Et qui sait que si je pars 3 fois par semaine à 18, je n’hésite pas pour autant à finir une présentation tard le soir et à répondre aux mails arrivés dans le créneau 18h-19h.

Mais bien sûr, il ya forcément des réunions qui finissent plus tard et auxquelles je ne peux me soustraire. Dans ce cas là c’est retour en courant. Et je compense en restant plus tard les deux jours où je n’ai pas entrainement.

Le troisième point sensible pour une maman est la CULPABILITE.
J’ai la chance d’avoir un travail qui me permet de profiter en théorie de mes petits et trois fois par semaine je ne les vois pas. Comme je passe me changer à la maison en coup de vent, ma fille s’accrochait au début à ma jambe en me disant, les yeux mouillés “ne va pas courir s’il te plait maman ce soir, reste avec nous”.

OUCH.

Pas facile de gérer la culpabilité de prendre du temps pour soi, pas facile de ne pas penser que l’absence de leur mère leur vaudra de finir au choix déprimé/ psychopathe/anorexique à 13 ans…

Mais je m’accroche à l’idée qu’ils préfèrent avoir une maman reposée, en forme, et épanouie deux fois/ semaine, qu’une maman sans sa dose d’endorphines 5j/5. Et le temps me donne raison. Maintenant, ils sont habitués et ravis de me retrouver les mardi/jeudi.

Enfin, il y a les voyages professionnels. Même pour deux jours, je prends mes baskets. Et du coup, j’y vais tôt avant le boulot. Le tour de Central Park n’a plus de secret pour moi (entre 6h et 7h du mat) et j’ai même parfois réussi à rallier quelques collègues.  J’avoue avoir la chance de pouvoir rester dans des hôtels avec clubs de gym la plupart du temps, pratique à HongKong où l’humidité et la pollution rendent la course à pieds peu facile.

Il y a toujours une solution.

Comme tout, courir est une histoire de priorité, de se donner les moyens. J’ai des collègues qui courent entre midi et deux, d’autres tôt le matin quand les autres dorment encore.

Et vous, vous courez comment  avec votre “vraie vie”?

 

You Might Also Like

4 Comments

  • Reply
    marjolaine
    6 janvier 2015 at 16 h 30 min

    Bonjour,
    J’ai découvert votre blog grace à “Café Mode” et je sens que je vais l’adorer!!
    J’ai lu cet article avec intérêt car même si je n’ai pas encore de vraie vie : càd “pas encore d’enfant”, l’envie d’en avoir me fait déjà poser cette question : comment je vais faire pour courir quand ça (l’enfant) va arriver? et là, gros stress, sueur froide…
    L’option du matin quand la ville est encore endormie va surement s’imposer!!
    Félicitation pour ce blog.
    Marjo

    • Reply
      elise
      6 janvier 2015 at 17 h 43 min

      Bienvenue Marjolaine.

      Pas de panique.

      Avoir un bébé signifie forcément à un moment un arrêt de la course. Mais j’ai récemment fais mes sorties longues avec une future maman enceinte de 3 mois (après, ça se complique). Quand le corps est habitué et qu’il n’y a pas de contre indications, on peut continuer un petit moment à la cool. Et après, c’est passage à la piscine ou au yoga (jusqu’au tout dernier mois pour mes enfants).

      Après un bébé, évidemment il faut un peu de temps pour que le corps se remette donc compter une bonne année sans courir en tout.

      Et si l’envie revient, on peut facilement caser des runs. Il y a des poussettes super pour ça (les américains courent tous avec des petits en poussettes) et même à Paris des cours maman-bébé avec poussettes dans les parcs !

      Mais c’est une bonne idée de post en effet, je la garde sous le coude 😉

      Merci Marjolaine

  • Reply
    Two years (and counting) Thank God I run Thank God I run
    8 juin 2015 at 21 h 59 min

    […] Un chouille enervée, je suis donc aller courir un vendredi où j’étais rentrée plus tôt que de coutume, puis le samedi ET le dimanche. Au point où j’en étais, je me suis dit que je pouvais bien essayer de courir tous les jours pendant un mois,  histoire de voir ce que ça me ferait. La suite de l’histoire est là. […]

  • Reply
    Comment caser une séance de piscine dans une vraie journée ? Thank God I run Thank God I run
    1 décembre 2015 at 22 h 46 min

    […] ce blog est avant tout un blog de running. Mais bon, j’ai déjà expliqué comment on pouvait courir quand on est un brin occupé, dans plein d’articles différents, donc pour ça, tu es déjà calé(e) lecteur/trice. Ou en […]

  • Leave a Reply