LIFESTYLE TRAINING

Comment s’entrainer en déplacement professionnel ?

Lectrice, si tu es sur ce blog, tu sais que ce qui me différencie de beaucoup de mes copines de « blog de run » ce sont (outre 20 cm, 10 kilos et 15 ans de différence) essentiellement mes deux monstres et un vrai job.
Par vrai, je veux dire que je ne suis ni étudiante, ni freelance, ni créatrice de bijoux ou auto entrepreneure. Attends, loin de moi l’idée que ce ne sont pas des vrais jobs. Ils demandent sans doute beaucoup de temps, d’abnégation et d’énergie mais bon, offrent sans doute aussi plus de liberté qu’un boulot de cadre lambda.

Du coup, comment tu fais quand on t’envoie au bout du monde (ou à 100km de chez toi) pour maintenir un entrainement correct malgré tout ?

Quelques tips.

1/ On profite du décalage horaire.

Si tu es à l’ouest de la France (en Amérique quoi), le décalage horaire t’est favorable. Debout à 5h du matin, les yeux grand ouverts, profite donc de tes heures de journée bonus pour t’entrainer. Le gym est fermé ? Deux choix: travailler de ton hôtel maintenant (tu sais, les 215 emails tombés dans la nuit) et aller courir plus tard dehors (vers 8h-9h) ou t’entrainer depuis ta chambre d’hôtel: il suffit d’un tapis pour une séance d’ashtanga ou un bon workout NTC.

Si tu es à l’Est (en Asie essentiellement), c’est le soir que tu es en méga forme. Au lieu d’enchainer les soirées, rentre donc un peu plus tôt pour aller à la piscine/courir et profite de ton énergie pour travailler un peu plus tard après une bonne douche. ca tombe bien, on ne doit pas se coucher tout de suite après l’entrainement.

Alors bien sûr, souvent à 5h du matin ou à 21heures, ben il fait nuit. Du coup, pas très secure d’aller courir seule dans un endroit que l’on connait moyen de nuit, je te l’accorde. D’où mon deuxième conseil.

2/ On profite des lieux.

Qui dit business trip dit quand même souvent hôtel. Et souvent dans un hôtel, il y a un fitness center. S’il y en a pas, plains toi à tes RH (ou change de boite).

Dans les endroits où mon employeur m’envoie, il y en a généralement un (grâce lui soit rendu). Il suffit d’un tapis de course ou d’un rameur pour faire un bon workout. Souvent, ces lieux sont ouverts tard et tôt.

3/ On profite des locaux

Si tu n’as pas de gym, pas de place dans ta chambre pour te faire du renforcement, tu peux te pendre ou quand même aller faire un tour avant  sur openrunners.com pour te trouver un itinéraire de course. C’est plus facile à New York qu’à Marrakech, j’en conviens.
N’hésite pas à fouiller les Internet du coin où tu vas: il y a toujours un cours de yoga qui traine ou une piscine avec des horaires accommodants. Souvent, ça permet de rencontrer des gens du coin qui ensuite t’embarquent dans leurs courses ou cours.
J’ai pu découvrir de vraies perles comme ça: je demande généralement à mes collègues locaux de m’emmener avec eux à la gym (bon ça marche surtout à New York où toutes les filles font du barre class avant de travailler) ou j’interroge les gens que je rencontre.

C’est comme ça que j’ai trouvé une piscine de 300 m en pleine nature, ouverte à 5 heure du matin (j’ai quand même attendu que le jour se lève pour y aller) pour caser un kilomètre de natation avant ma journée de conférences. Magique.

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Le tip qui marche pas mal sinon: se trouver le magasin de running de la ville et leur demander des conseils. Ca marche aussi avec le concierge de ton Hotel.

4/ On fait marcher son bon sens

A l’étranger, hors de question de s’aventurer sans un minimum de prudence. Pas mal que quelqu’un autour de vous sache où et quand vous allez courir (un collègue, le front desk de l’hôtel), de partir avec son téléphone chargé (voire avec une mini batterie de secours), ses papiers d’identité, un peu de liquide et de l’eau au minimum. On évite les sorties à jeun pour une fois (une barre de céréales grignotée avant fait l’affaire) et les sorties trop longues: de toutes façons, je rappelle qu’on est là pour bosser et que le run matinal ne sert qu’à maintenir sa VMA voire caser une séance de fractionnés. Pas faire 30km avant le boulot totalement jet laggé (e).
Pour s’orienter, pas mal de télécharger la carte du coin dans son iphone quand on a le wifi et de se mettre en mode avion ensuite. En plus ça protège la batterie.

5/ On voyage léger

S’entrainer en voyage signifie prendre ses affaires de running en plus de l’ordinateur qui pèse une plombe, des costards (pour les mecs) et des robes et autres talons pour les filles. Pour éviter de devoir payer en miles un supplément bagage, on s’allège et on prend le strict minimum.
Un short, un t-shirt, des baskets, chaussettes, brassière et gourde pour l’été. Je change le short par un legging, je prends un t-shirt manches longues, un buff et éventuellement un Kway pour l’hiver. La super veste Gore reste à Paris.

Et on lave ses maillots/ sous vêtements de sports/t-shirt avec du shampoing (si si, celui de l’hôtel fonctionne bien). On peut les pre-sécher dans une serviette avant de les pendre. A la fin du voyage, paf, dans un ziplock pour éviter que tout n’embaume au retour (même si je sais, tu es une princesse et tu ne sens pas).

6/ On se contente de moins

Un business trip a ça de différent des vacances qu’on doit y travailler. Du coup, inutile de se mettre la rate au court bouillon pour courir tous les jours (voire plusieurs fois par jour) et au moins 10km à chaque fois. Le moindre workout est bon à prendre. Une marche de plusieurs kilomètres jusqu’au bureau, 30 minutes de tapis ou un plouf dans la piscine de l’hôtel même si tu n’es que runner, c’est déjà ça.

Pour le tourisme, on repassera pendant de vraies vacances.
Et toi, tu as d’autres conseils pour courir et voyager pour le travail ?

 

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5 Comments

  • Reply
    Léonie Canot
    20 mars 2016 at 18 h 36 min

    Haaaan ! Mais elle est où cette piscine magique ?

    • Reply
      elise
      20 mars 2016 at 18 h 41 min

      Léonie, elle est au Texas, à Austin.

  • Reply
    Natacha
    22 mars 2016 at 14 h 17 min

    Sympa ces conseils ! Bon, depuis quelques années je n’ai plus beaucoup de déplacements professionnels, mais dans une vie antérieure, je bossais dans l’humanitaire et j’ai toujours couru tôt le matin avant d’aller bosser, même lorsque j’étais en Iran (avec un foulard sur la tête et un manteau par dessus ma tenue de sport). J’ai un souvenir particulièrement ému de mes footings au petit jour dans une petite ville d’Angola, avec tous les gamins qui me suivaient en rigolant. Magique !

  • Reply
    Severine
    23 mars 2016 at 7 h 32 min

    Et bien non pas d’autres conseils non plus c’est aussi ce que je fais (ou essaie de faire ) à chaque déplacement, lavage des petites affaires dans la chambre d’hôtel compris.
    Ta piscine me fait tjs rêver!
    Par contre au niveau prépa de l’itinéraire, avec mon absence totale d’orientation c’est plus rock n’ roll……

  • Reply
    De la régularité – Thank God I run
    4 septembre 2016 at 19 h 44 min

    […] vais bien essayer de caser une petite séance de nat’ ou de running, même sur tapis, mais ça reste loin d’une vraie semaine […]

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