LIFESTYLE TRAINING

Comment j’ai survécu à deux mois sans courir

Bonjour lecteur, me revoilà.

Un début d’année sportivement pas simple à gérer. En gros, après le marathon de New York, j’ai fortement ralenti sur le running pour me soigner, passant de plus ou moins 40km par semaine avant marathon à une dizaine de kilomètres par semaine tout doux en novembre et décembre.

Et deux mois plus tard, rien.

Malgré la kiné, pas un début d’amélioration de ma tendinite. Les douleurs sont toujours présentes, même à la marche.

Assez désespérée, et aussi en ayant marre d’entendre « c’est normal que tu guérisses pas, vu que tu t’arrêtes jamais, » j’ai cédé à la pression (globalement des non-coureurs) et décidé (à l’encontre de l’avis de mon kiné) de tout arrêter pendant quelques temps pour voir si ça allait améliorer la situation.

Comment j’ai vécu de ne plus courir du tout ? Je te passe tout de suite le suspens. Pas top.

Certes, j’étais assez contente de ne pas avoir à aller m’entrainer dans le froid et la nuit mais il fallait bien compenser. Du coup, j’ai continué de rouler les week-ends (ou en tous cas, disons que j’ai fait quelques sorties) et ça c’était une bonne chose. J’ai aussi été assez régulière en allant vraiment nager deux fois par semaine tout janvier et les premières semaines de février.

 

piscine

Et surtout, j’ai compensé en allant faire du Spinning à gogo pour avoir une activité ultra cardio et satisfaisante au regard des montées d’endorphines. Je ne sais pas si tu connais ces cours ambiance secte mais c’est assez fascinant.

Au départ, tout nous vient des US (bien sûr) avec leur culte du Soul Cycle. En France, ça s’appelle Dynamo à Paris mais plusieurs types de club proposent aussi ce genre d’activités.

Je te fais le pitch. Tu paies 30 euros en gros pour aller dans une salle éclairée à la bougie, entourée de jeunes filles (peu de mecs) pour la plupart plutôt attentives à leur physiques donc (je le dis à tous mes copains célibs garçons, c’est le bon plan le Dynamo pour trouver de la jolie nana) et pédaler pendant 45mn ou 1h sur un vélo dans une ambiance musicale digne d’une boite de nuit (sans rire, ils fournissent même les bouchons d’oreille), sous les encouragements de la prof.

On en parle de la prof ? Bon évidemment elle est belle et gaulée. Si c’est un mec, il est forcément sexy aussi. Il semblerait qu’un des critères de recrutement soit aussi la largeur de sa communauté Instagram. En gros ta prof c’est un gourou. Pas loin de Kim Kardashian (le gros cul en moins).

Et d’ailleurs, elle se comporte en gourou, te proférant des conseils de vie (« vas y, arrête de te comparer aux autres, tu es magnifaaaaaaa-ique » ou ambiance « tu t’en balek (pardonnez mon français de djeuns) des autres, vie ta viiiiiiiiie, tu es la meilleurrre ».) Bon parfois ça s’emballe un peu. J’avoue, ça m’est arrivé de me marrer toute seule (même si on a pas le droit de parler).

Et donc dans la secte SoulCycle/ Dynamo, tu n’as le droit de te mettre au premier rang que si tu es un(e) expert(e). Parce que tout le monde va pomper ton rythme. Donc tu vas te taper l’affiche si tu pédales pas au rythme (effrené) de la prof. Je l’ai vécu, c’est pas marrant.

Il faut savoir que non content de pédaler EN DANSEUSE pendant une heure comme un taré en jouant avec la résistance de ton vélo, tu dois en plus faire des trucs bizarres. Genre des pompes sur ton vélo. Oui, je sais, la première fois ça surprend. Quelle idée bizarre. Et à un moment, tu fais aussi des exercices d’haltères pour les bras (mais là, tu t’arrêtes de pédaler parce que ça devient acrobatique sinon).

Si c’est dur ? Ca dépend de la façon dont tu te donnes. Mais si tu joues bien le jeu des indications de la prof, ça fait quand même bien monter le cardio.
Si c’est sympa ? Il y a clairement un effet méditatif, voire hypnotique à ces cours, la musique, le noir, la voix de la prof… c’est assez bluffant.

Je te le conseille donc si tu es blessé(e) et que ton kiné te l’autorise. C’est cher je trouve (les locaux sont chouettes et le principe plutôt haut de gamme) mais ça permet de pédaler au chaud (en ce moment ce n’est pas négligeable) et de se défouler vraiment.

Ca m’a en tous cas permis de rester de bonne humeur dans cette période délicate, ce qui n’était pas gagné, crois-moi lecteur.

Et oui, maintenant, je tente une enième reprise du running, cette fois-ci en exerçant en parallèle une montée en charge avec des exercices d’ischios surveillés par mon kiné, et en débutant un changement de foulée avec une extrême parcimonie. Quitte à reprendre en commençant par un ou deux kilomètres, autant que ce soit avec une foulée toute neuve.

Je fais aussi des exos de musculation du pied à coté pour ne pas me blesser ailleurs (au hasard, aux métatarses).

Et pour les objectifs, je me retrouve donc à un mois et demi du marathon de Paris (auquel Alltricks m’a gentiment invitée) comme pour celui de New York: sans prépa de running.

Autant je me suis forcée  à courir New-York avec une prépa de 3 semaines, autant cette fois-ci je ferai en fonction de ma condition physique sans imposer de contraintes excessives sur mon corps. Mon objectif de la saison reste le Half Iron Man de Lacanau pour lequel je voudrais rentrer cette année dans les barrières horaires. Et mon premier Swim-run en juin dont je vous reparlerai très bientôt.

Et toi, tu as modifié tes objectifs depuis la rentrée ?

 

 

 

 

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1 comment

  • Reply
    Où j’en suis du tri, mars 2018 – Thank God I run
    14 mars 2018 at 17 h 50 min

    […] du coup d’aller tourner un peu à Longchamp quand je peux et de caser des séances de Dynamo (plus facile) par-ci par-là. Mais ça ne vaut pas une sortie longue et le jour J, il va bien […]

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