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Récupération, mode d’emploi

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ah le bonheur perdu (temporairement) des séances sur piste

Donc, si tu viens lecteur depuis une recherche bizarre chez notre ami Google comme « débandade grenadine essuie-glace » (essaie, tu verras, je suis sur la première page, ah les joies du SEO) tu ne sais peut-être pas que je viens de courir le Marathon de Paris.

Dans le cas contraire, tu pries pour que j’arrête d’en parler et que je revienne aux articles qui te concernent plus.

Donc je vais t’écouter, lecteur, et te raconter comment ça se passe pour récupérer d’une grosse course. Pas forcément un marathon, non non.

Globalement, lors d’une course où tu te donnes à plein (c’est l’idée au départ) tu zigouilles un peu/ beaucoup/passionnément tes fibres musculaires à coup de micro-lésions, même si tu ne le sens pas toujours.

C’est pour cela qu’on ne conseille généralement pas de s’étirer après une grosse séance (longue ou intense), encore moins après une course.

A la suite de la course, il va falloir calmer le jeu (pour certaines personnes, ça s’impose assez naturellement en fait vu que, perso je ressemblais à ça après le marathon -cette vidéo est d’ailleurs TELLEMENT réaliste que je suis morte de rire à chaque fois).

Une règle (celle de Jack Foster si vous voulez tout savoir) dit qu’il faut récupérer un jour par kilomètre couru, soit donc 42 jours de récup pour un marathon. Cela ne veut pas dire qu’il faut arrêter tout sport pendant 42 jours, surtout pas, mais disons lâcher du lest sur les séances.

Après un marathon, honnêtement, tout le monde semble à peu près d’accord pour dire qu’un repos total de 5 jours à une semaine minimum est inévitable.

Bien entendu, il n’y a pas UNE récup’ universelle mais plutôt celle qui vous est propre.

Ca dépend essentiellement de si vous vous êtes blessé ou pas pendant la course, si vous vous sentez bien, si vous percevez une grosse fatigue, si vous vous êtes donné à fond, et bien entendu de la longueur de votre course.
L’idéal reste de récupérer activement donc en marchant doucement, en faisant un peu de vélo ou en allant à la piscine (super efficace la piscine).
Mais ça ne veut pas dire pour autant que vous pouvez recommencer à fond dès les courbatures parties (72 heures en général).
Le risque ? Se reblesser dès la première course  (ou même plus tard) si l’organisme n’a pas été un peu beaucoup au repos.

Il est un phénomène dont on parle moins c’est le « coup de blues » post marathon. Passé l’excitation de se sentir comme une superstar, gavé(e) aux endorphines, le défilé des collègues qui viennent vous féliciter, ben voilà, vous retombez dans le train-train et la routine quotidienne et  EN PLUS vous ne pouvez même pas courir comme avant pour évacuer vos tensions.

C’est comme ça que me suis retrouvée samedi soir complètement irritable et irritée, prête à tuer enfants et mari, en manque de sport en fait.

C’est là où la piscine et le vélo peuvent aider en attendant la reprise totale (manque de bol dans mon cas, je me suis fait sacrément mal à l’épaule à la piscine justement, va falloir que ma famille et mes collègues supportent encore un peu mon état légèrement sensible).

Et bien sûr, on soigne son alimentation et son hydratation et quand je parle d’hydratation je parle d’eau. Je déconseille à ce propos fortement de reprendre une consommation d’alcool normale au cours d’un diner de filles après une coupure de 3 mois par exemple sous peine de passer une bien mauvaise nuit (toute ressemblance avec des situations ayant existé ne saurait être que fortuite, bien entendu).

Pour finir, une petite visite ostéo/ kiné ne saurait nuire. Je vais personnellement de ce pas avancer le rendez-vous avec le mien avant que mon Homme ne demande le divorce pour « mauvaise humeur pour manque de sport avéré ».

Alors, à vite les ami(e)s !

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