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janvier 2016

    MAMAN ET COUREUSE

    Béatrice: « toujours finir son programme hebdo, quoi qu’il arrive ! »

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    J’avais commencé il y a quelques mois à vous faire des portraits de mamans coureuses.  Les jours ont filé et j’avoue avoir un peu délaissé cette nouvelle catégorie.

    Aujourd’hui, je me rattrape en vous présentant Béatrice. Mon inspiration quotidienne.

    Béatrice a une petite quarantaine, mariée et maman de deux enfants magnifiques de 17 ans et 13 ans. Autant dire qu’avec deux ados à la maison, la vie doit être rock’n’roll.

    Il se trouve que Béa est directeur de recherche dans un institut de recherche médical.
    Elle a un métier qui contribue à sauver des vies dans un futur pas très lointain, et rien que ça: respect.

    Au sujet de son métier elle dit d’ailleurs que c’est une vraie passion qui partage beaucoup de points communs avec la course d’endurance.
    Les deux impliquent patience, persévérance et mènent parfois à une joie incommensurable lorsque l’objectif est atteint, tant le jour de la compétition que lors d’une découverte scientifique.

    Dans les deux domaines, la reconnaissance et le soutien de notre entourage personnel ou professionnel nous poussent à continuer, à aller plus loin, plus vite…

    Côté sport, avec une VMA de 15,5km/heure,  Béatrice court un 10k en 46 mn et des brouettes (easy), un marathon en 3h42 et… un 100km en 12h13.

    Voilà, ça te pose direct le décor.

    Bon accessoirement elle fait aussi la SaintéLyon en 9h23. Accessoirement.
    Allez, on lui laisse la parole…

    -Béatrice, combien de fois par semaine cours-tu ? et combien d’heures à chaque fois ?

    Mon entraînement varie en fonction des objectifs et donc des compétitions prévues.
    Depuis que je me suis lancée sur de longues distances, le volume et la fréquence des entraînements ont augmenté.
    En plus, j’ai besoin pour me rassurer de courir beaucoup, parfois au delà des préconisations de mon coach.

    Bilan, c’est toujours un compromis entre courir beaucoup pour se rassurer, mais pas trop pour ne pas se blesser. Il faut aussi jongler avec les contraintes professionnelles et familiales. Une règle d’or : toujours finir son programme hebdomadaire, quoiqu’il arrive !

    En pratique, je cours 4-5 fois par semaine. Les séances durent 1h-1h15 en semaine et 1h30-2 heures le week-end mais peuvent atteindre 3-4h à l’approche des compétitions.

    Grâce à mon coach, les séances sont toujours très variées, l’entraînement reste donc presque toujours un plaisir.

    -Quand cours-tu dans la semaine/journée et comment t’organises-tu ?

    Après avoir pratiqué les entraînements aux aurores, lorsque tout le monde dort encore, j’ai opté cette année pour des entraînements la nuit et j’ai découvert pleins d’avantages.

    Avant tout c’était un entraînement parfait pour mon nouvel objectif, la Saintélyon, un raid nocturne. De plus, courir le soir après une journée bien remplie, c’est un peu comme uncadeau, une récompense d’avoir fini le programme de ma journée. Je peux enfin m’accorder un moment rien qu’à moi et quand la fatigue m’envahit, la magie de voir Paris illuminé me donne la force d’y aller.

    -Pourquoi cours-tu des longues distances comme tu le fais ?

    Je me suis mise à la course il y a un peu plus de 8 ans. J’ai débuté par un 10km, puis j’ai rêvé d’un semi et d’un marathon. C’est ainsi que j’ai compris que plus la course est longue, plus la joie à l’arrivée est grande. La grande course de Flanagan, un roman inspiré de la vraie Trans America, (la plus grande course à pied jamais organisée à travers les Etats-Unis) et les courses de Serge Girard à travers le monde m’ont encore poussée plus loin et m’ont incitée à me lancer de nouveaux défis plus longs.

    Malheureusement, ma copine de course ne m’a pas suivie dans ce nouveau challenge. J’aime repousser mes limites et la course d’endurance m’aide à m’accomplir. Elle m’a permis aussi de faire des rencontres humaines très riches et de ressentir des sentiments de joie immense. J’ai compris que tout est possible à qui rêve, ose, travaille et n’abandonne jamais.

    -Qu’est-ce qui t’a motivé à  t’inscrire en club ?

    Lorsque j’ai décidé de m’inscrire à mon premier ultra, j’avais besoin d’être soutenue et encadrée par un coach. J’ai choisi de m’inscrire au PUC et j’ai eu une chance inouïe car mes attentes ont été largement comblées. Au delà du soutien essentiel de mon coach, j’ai rencontré un club formidable où le talent des autres et la passion partagée me stimulent en permanence.

    -Quel est ton prochain objectif ?

    Mon rêve ultime est de finir la diagonale des fous ou l’UTMB. Dans ce cas, la notion de chrono disparaît (dans la limite des contraintes horaires), le but ultime étant de finir. C’est une vraie course contre moi-même plus que contre le chrono. Pour m’approcher de cet objectif, j’ai choisi de faire la Maxirace d’Annecy, ce sera une très bonne mise en bouche…

    -Que pensent tes enfants/mari de tes entrainements ?

    Je pense que j’ai beaucoup de chance car mes enfants, mon mari et ma mère m’ont toujours beaucoup soutenue. Ils ont été présents à chacune de mes courses et partagent mes joies et mes succès. Malgré tout, au fur et à mesure que mes challenges s’allongent, je sens bien qu’ils cautionnent de moins en moins. Pour eux ces nouveaux défis sont un peux excessifs et déraisonnables.

    -Que t’apporte la course à  pied ? imagines-tu arrêter un jour ?

    Il est évident que je suis très heureuse de courir. Cela m’apporte une certaine confiance en moi mais surtout des sentiments de joie partagés avec ma famille ou des inconnus qui deviennent ensuite des amis. Lorsque je me retrouve sur la ligne d’arrivée accompagnée de mon fils, une émotion immense m’envahit. Cette joie est à la mesure de l’effort consenti (tant sur la course que tout au long des entrainements), des douleurs surmontées et de la persévérance dans l’effort. Il est possible que je me lasse un jour, mais il est certain que je trouverai d’autres défis, car je suis devenue addict, pas forcément à la course à pieds, mais à ces sentiments de joie extrême.

    – Que dirais-tu à  une copine qui veut courir mais dit qu’elle n’a pas le temps ?

    Au delà du temps, il faut de la volonté pour réaliser ses entraînements mais avant tout aimer ce sport. Si tel est le cas, on trouve le temps. On me dit parfois que je suis courageuse mais je ne crois pas qu’il s’agisse de courage, car sans passion, je ne continuerais pas, je ne suis pas maso!

    – As tu inspiré d’autres mamans qui se sont mises à  la course en te voyant ?

    J’ai débauché quelques mamans et même un papa dans mes aventures nocturnes. Heureusement mon mari n’est pas jaloux…

    -Qu’est ce que la course a changé d’important dans ta vie ?

    Dans ma vie de femme, la course m’a rendue plus enjouée, plus déterminée et m’a permis d’avoir constamment des rêves plein la tête.

    – Quelles sont les autres implications de la course à pied dans ta vie ?

    Comme toute passion, la course rythme ma vie…Côté alimentation, je développe un sentiment de culpabilité dès que je m’autorise un verre d’alcool et que mes repas sont trop copieux.
    Manger sainement et équilibré fait partie intégrante du programme. Côté vacances, jusqu’à présent je me suis adaptée et je n’ai pas imposé à ma famille des destinations particulières.
    J’ai maintenu mes entraînements quels que soient nos lieux de vacances. Il faut toujours avoir la force d’aller courir, qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige ou que le température monte à 45°C comme j’ai connu en Arizona.  Ca fait de bons souvenirs et ça forge le caractère !
    Concernant mon budget fringues, joker…C’est un point sur lequel je suis d’accord avec mon entourage, c’est déraisonnable.

    -Une anecdote sur la course à  pied ?

    La course m’a permis de rencontrer des personnes passionnées, bienveillantes, à l’écoute des autres. Lors des 100km de Millau, ma fille et mon fils se sont relayés en vélo pour m’accompagner tout au long des 100km. Les coureurs et leurs accompagnateurs n’ont eu de cesse de les encourager et de les féliciter. Ils étaient un peu comme des mascottes car les plus jeunes participants. A l’approche d’une grande descente, le frein du vélo de mon fils s’est cassé et immédiatement une âme bienveillante nous a secourus. Il était devenu notre sauveur. Quelle surprise quand l‘année suivante, je l’ai retrouvé aux soins de podologie de la Saintélyon (passage nécessaire après mes courses) !
    Cette fois-ci, il a pris soin de moi et des mes pieds.

    Et une interview n’étant pas complète sans la séquence « remerciements », Béatrice de conclure:

    Je voudrais juste souligner que la course d’endurance est un sport solitaire qui se pratique en équipe. Notre entourage fait partie intégrante de notre succès. Un grand merci donc à Jérémy, Léa, Pierre, maman, Laurence, Wulfran, Jean-Claude, Jardin, Timothée, Kotaro, Colombe, Laura, Maïté, Céline, Marion, Marine, Karine, Elise et bien sûr mon coach Thomas, sans oublier Rémi qui m’a initiée et  poussée dans cette folle aventure de la course à pied.

    Bravo Béatrice, surtout ne change rien !

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