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novembre 2014

    LIFESTYLE

    Courir quand on a une (vraie) vie

    OK ok, ce titre est un rien provoc.

    Bien sûr que tout le monde a une vraie vie.

    Mais entre l’étudiant ou le free lance sans enfants et le/la salariée avec petits à la maison et boulot à horaires à rallonge, la différence est là.

    Alors, pour le deuxième cas de figure. Quelques idées en provenance directe de mon expérience ou de celle de mes proches.

    De mon côté, j’ai commencé à courir sérieusement quand mes enfants avaient 1 an et demi et 3 ans.
    Au départ, comme j’ai commencé en juin, je les mettais au lit à 20h puis zou, j’allais courir entre 20h30 et 21h30, heure à laquelle le parc en bas de chez moi fermait.

    Rapidement, les horaires dudit parc se sont restreints et j’ai dû trouver un plan B.

    Plan B qui pour moi a été le club d’athlé, avec entrainements 3 fois/ semaine de 19h à 21h.

    A priori pas très jouable au départ. 19h, ça voulait dire quitter le boulot à 18h (la bonne blague) et le créneau 19-20 est, comme le sait chaque parent qui se respecte, un horaire crucial (bain-repas-dents-histoire-calin).

    Mon premier conseil du coup est d’impliquer le papa.
    Dans mon cas, j’ai beaucoup de chance, il est coureur lui-même et au courant de la NECESSITE de courir. Le choix du club a été fait à deux, en connaissance de cause et en se disant que si ça marchait pas, tant pis, mais que ça valait le coup d’essayer. Donc deux fois par semaine, c’est qui qui relaie la nounou avant 21h15 (heure à laquelle je rentre).

    Le deuxième conseil c’est de se faire aider. Pour nous ça voulait dire prendre la nounou jusqu’à 21h une fois par semaine. Bien sûr, ça  a un coût. Mais le jeu en vaut la chandelle. Vraiment.

    Le deuxième point sensible était le boulot. J’ai la chance pour ma part d’avoir une boss qui ne prône pas le présentéisme à tout prix mais plutôt le travail fait en temps et en heure. Et qui sait que si je pars 3 fois par semaine à 18, je n’hésite pas pour autant à finir une présentation tard le soir et à répondre aux mails arrivés dans le créneau 18h-19h.

    Mais bien sûr, il ya forcément des réunions qui finissent plus tard et auxquelles je ne peux me soustraire. Dans ce cas là c’est retour en courant. Et je compense en restant plus tard les deux jours où je n’ai pas entrainement.

    Le troisième point sensible pour une maman est la CULPABILITE.
    J’ai la chance d’avoir un travail qui me permet de profiter en théorie de mes petits et trois fois par semaine je ne les vois pas. Comme je passe me changer à la maison en coup de vent, ma fille s’accrochait au début à ma jambe en me disant, les yeux mouillés « ne va pas courir s’il te plait maman ce soir, reste avec nous ».

    OUCH.

    Pas facile de gérer la culpabilité de prendre du temps pour soi, pas facile de ne pas penser que l’absence de leur mère leur vaudra de finir au choix déprimé/ psychopathe/anorexique à 13 ans…

    Mais je m’accroche à l’idée qu’ils préfèrent avoir une maman reposée, en forme, et épanouie deux fois/ semaine, qu’une maman sans sa dose d’endorphines 5j/5. Et le temps me donne raison. Maintenant, ils sont habitués et ravis de me retrouver les mardi/jeudi.

    Enfin, il y a les voyages professionnels. Même pour deux jours, je prends mes baskets. Et du coup, j’y vais tôt avant le boulot. Le tour de Central Park n’a plus de secret pour moi (entre 6h et 7h du mat) et j’ai même parfois réussi à rallier quelques collègues.  J’avoue avoir la chance de pouvoir rester dans des hôtels avec clubs de gym la plupart du temps, pratique à HongKong où l’humidité et la pollution rendent la course à pieds peu facile.

    Il y a toujours une solution.

    Comme tout, courir est une histoire de priorité, de se donner les moyens. J’ai des collègues qui courent entre midi et deux, d’autres tôt le matin quand les autres dorment encore.

    Et vous, vous courez comment  avec votre « vraie vie »?

     

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